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Mondial 2026: le Maroc, champion d’Afrique attendu au tournant
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Demi-finaliste surprise il y a quatre ans, champion d’Afrique sur tapis vert en attendant une décision du TAS, co-organisateur de la prochaine Coupe du monde, le Maroc et son nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi vont éprouver lors du Mondial 2026 la pression inhérente à leur nouveau statut d’outsider.
« Il y a quatre ans au Qatar, personne ne s’attendait à voir le Maroc arriver jusqu’en demi-finale, avec un style de jeu défensif, mais très efficace dans les deux surfaces. Ils sont désormais attendus et on ne les regarde plus de la même façon. Le Maroc fait peur, mais va-t-il avoir encore cette capacité à surprendre ?« , pose Benjamin Moukandjo, ancien capitaine du Cameroun champion d’Afrique 2017, désormais consultant pour beIN Sports.
Depuis quatre ans et leur demi-finale du Mondial au Qatar perdue face à la France (2-0), une performance inédite pour une équipe africaine et arabe, la vie des Lions de l’Atlas n’est pas un long fleuve tranquille.
En dépit de ce parcours historique, malgré une huitième place au classement Fifa (1re nation africaine), rien ne leur a été épargné, surtout à Walid Regragui, leur ancien sélectionneur, artisan de cette période faste mais coupable, selon la vox populi, de pratiquer un jeu trop restrictif et surtout de n’avoir pas remporté, sur le terrain, la Coupe d’Afrique 2025 organisée à domicile.
Ouabhi à la place de Regragui
Quelques jours avant que la commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) n’attribue finalement le titre, sur tapis vert, au Maroc aux dépens du Sénégal, vainqueur 1-0 au terme d’une finale rocambolesque, Regragui a jeté l’éponge à trois mois du Mondial américain et laissé sa place de sélectionneur à Mohamed Ouabhi, alors à la tête de l’équipe des moins de 20 ans sacrée championne du monde en 2025.
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« Le changement de sélectionneurs ne m’inquiète pas, analyse encore Moukandjo. L’histoire récente a montré que le Maroc savait faire avec. Vahid Halilhodzic est parti quelques mois avant le Qatar et Regragui, qui lui a succédé, a conduit l’équipe jusqu’en demi-finale. »
D’autant que Ouahbi, déjà dans le giron de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), présente des gages sérieux, jouit d’une grande popularité dans le Royaume et est loin de prendre en main une sélection chancelante. « Les chances des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde 2026 sont réelles et sérieuses. L’équipe actuelle est plus expérimentée et plus talentueuse qu’il y a quatre ans« , estime le chroniqueur sportif Oussama Berraoui.
En attendant de connaitre la décision du Tribunal arbitral du Sport, auprès de qui le Sénégal a fait appel, le Maroc continue de se renforcer.
Le symbole Bouaddi
Il y a quelques semaines, dans la droite ligne de la politique menée par l’influent président de la Fédération, Fouzi Lekjaa, le Maroc a attiré dans les filets de sa sélection le milieu de terrain Ayyoub Bouaddi, 18 ans. Le capitaine des Espoirs français a finalement cédé aux sirènes du pays d’origine de ses parents, extrêmement offensif pour récupérer tous les talents de sa diaspora.
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Le prodige lillois a exprimé sa fierté de représenter le Maroc en faisant connaissance avec une partie de ses futures partenaires lors d’un premier stage débuté le 22 mai au rutilant complexe Mohammed VI de Salé, le Clairefontaine marocain, avant que les stars, le capitaine Achraf Hakimi en tête, ne rejoignent la sélection une fois leur saison en club terminée.
Le nouveau sélectionneur marocain assume ce nouveau statut. « Compte tenu de l’image qu’a le Maroc au niveau mondial et les joueurs que nous avons, on peut rêver de tout. On doit aussi être réaliste et se dire que c’est du foot et qu’on peut perdre dès le premier tour. Mais croyez-moi, c’est dans les deux sens, je crois en tout, je crois qu’on peut aller jusqu’au bout et remporter une coupe du monde« , a-t-il affirmé à Arryadia, le 15 mai.
Le Royaume, déjà affairé à co-organiser, avec l’Espagne et le Portugal, le Mondial 2030, avec notamment la construction d’un stade gigantesque de 115.000 places près de Casablanca, n’attend rien de moins de lui.
