Travail forcé: Washington cible le Maroc avec de nouveaux droits de douane

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Lobbying : le Maroc en tête du Maghreb aux États-Unis en 2025
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Washington pourrait imposer des droits de douane supplémentaires à plusieurs pays, dont le Maroc, accusés de ne pas imposer ni faire appliquer une interdiction des importations de biens produits par le travail forcé.

Le Maroc figure parmi 54 économies que le Bureau du représentant américain au Commerce extérieur (USTR) accuse de ne pas avoir «mis en place ni appliqué efficacement une interdiction d’importation des produits fabriqués au moyen du travail forcé». Les autres pays visés incluent l’Algérie, le Brésil, le Japon, l’Arabie saoudite, le Qatar, ou encore le Royaume-Uni.

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Concernant le Royaume en particulier, le rapport de l’USTR a conclu qu’il «n’a ni mis en place ni appliqué efficacement une interdiction d’importation des produits fabriqués grâce au travail forcé». Selon ce département, «cette absence d’interdiction et de mise en œuvre effective constitue une pratique déraisonnable» et «constitue un fardeau ou une restriction pour le commerce des États-Unis».

Six autres économies, à savoir le Canada, l’Équateur, l’Union européenne, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan, sont accusées par l’USTR de «ne pas avoir réussi à appliquer efficacement une interdiction d’importation des produits fabriqués au moyen du travail forcé».

Pour ces pays, la sanction proposée est une surtaxe de 12,5% sur l’ensemble de leurs produits exportés vers les États-Unis, soit le taux le plus élevé prévu par ce dispositif. Les économies ayant déjà pris des engagements en la matière, notamment dans le cadre d’accords commerciaux bilatéraux, pourraient quant à elles bénéficier d’un taux réduit à 10%.

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Droits de douane supplémentaires: une procédure encore ouverte

«Le fait que nos principaux partenaires commerciaux ne s’attaquent pas à l’importation de biens fabriqués par le travail forcé est inacceptable», a déclaré l’ambassadeur Jamieson Greer, représentant américain au Commerce, déplorant que «cela crée une situation où les travailleurs américains sont contraints de concurrencer à l’échelle mondiale dans des conditions inéquitables».

Lire aussi. États-Unis: feu vert pour les exportations marocaines de produits de la mer

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Ces mesures ne sont pas encore définitives. L’USTR a ouvert une période de consultation publique: les parties intéressées ont jusqu’au 6 juillet projet pour soumettre des observations écrites, et jusqu’au 22 juin pour demander à témoigner lors des auditions publiques prévues le 7 juillet.

Le Maroc et les autres pays concernés disposent donc d’une fenêtre pour faire valoir leurs arguments et, le cas échéant, présenter les avancées législatives ou les engagements pris en matière de lutte contre le travail forcé.

Les investigations de l’USTR ont été lancées dès le 12 mars 2026 sur la base de la Section 301 du Trade Act de 1974, un outil législatif qui permet à Washington de répondre unilatéralement à des pratiques commerciales jugées déloyales ou discriminatoires. Près de 60 témoins et 500 commentaires ont été recueillis lors de la phase de consultation publique préalable.

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