Après 12 ans de cavale, un homme, recherché et condamné en France pour homicide volontaire…
France : un chef de gang, extradé par le Maroc, condamné à 12 ans de prison
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Le chef présumé d’un gang de narcotrafiquants à Marseille, deuxième ville de France, a été condamné vendredi à 12 ans de prison pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment.
Félix Bingui, 35 ans, extradé par le Maroc en janvier et que le ministre de la Justice français Gérald Darmanin avait alors qualifié d’un « des plus gros narcotrafiquants du pays », a aussi écopé d’une amende de 200.000 euros
Multirécidiviste, le chef du clan Yoda, qu’on surnomme « le chat », était jugé depuis trois semaines à Marseille aux côtés de 19 coprévenus.
La justice l’accuse d’avoir dirigé, entre 2021 et 2023, un des principaux points de deal des quartiers nord de la ville à l’époque, « la Fontaine ».
Les trafics dans ce quartier, qui généraient des dizaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires quotidien, seront au cœur de la guerre de territoires, en 2023, entre le gang Yoda et la future DZ Mafia, qui prendra le dessus au bout de plusieurs mois et au prix de dizaines de morts et de blessés à Marseille.
Le ministère public avait requis à l’encontre de Félix Bingui la peine la plus sévère, 16 ans de prison.
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Très concentré tout au long des débats, il a nié toute implication dans le trafic qu’on lui reproche, affirmant être installé depuis 2021 à l’étranger, d’abord en Espagne, puis aux Emirats et enfin au Maroc.
Son train de vie dispendieux entre vols en classe affaires et séjours en hôtels de luxe, il l’a justifié essentiellement par son « don » pour les paris sportifs, et sa réussite au poker ou à la « barboute » (dés).
Considéré par les enquêteurs comme le « grand gérant » des points de vente du réseau, un autre prévenu, Zine Eddine Belkai, en fuite, a été condamné à 8 ans de prison.
Pour les autres prévenus – présumés convoyeurs, ravitailleurs, conditionneurs, ou « blanchisseurs » -, la plupart comparaissant libres, les peines vont jusqu’à six ans de prison, et le tribunal a prononcé quatre relaxes.
