Le prix du poulet d’élevage a bondi pour se fixer à 20 dirhams le kilo,…
Poulet: le kilo chute sous 7 DH, les éleveurs au bord du gouffre
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Les éleveurs de poulets de chair tirent la sonnette d’alarme face à l’effondrement des prix à la production. Vendant désormais à perte, ils alertent sur les risques pour la sécurité alimentaire du Royaume.
Crise dans le secteur de la volailles. Dans un communiqué, l’Association nationale des éleveurs de poulets de chair (ANPC) dénonce un effondrement sans précédent des prix de vente à la sortie des exploitations, qui fragilise dangereusement toute la filière.
Désormais, le kilogramme de poulet vif se négocie à moins de 7 dirhams, alors que le coût réel de production oscille entre 15 et 17 dirhams, constate l’association. Ce gouffre financier contraint les producteurs à écouler leur marchandise à perte, avec des déficits dépassant parfois la moitié des sommes engagées. Résultat: les trésoreries s’assèchent, et un nombre croissant d’éleveurs se retrouve au bord de la faillite.
L’ANPC pointe directement la responsabilité des pouvoirs publics: absence de régulation efficace, laxisme face aux pratiques monopolistiques et tolérance envers la spéculation. Les professionnels estiment que l’État a laissé s’installer des déséquilibres structurels qui ont fini par étrangler les petits producteurs.
Crise du poulet: une menace directe pour la souveraineté alimentaire
Dénonçant également le silence des autorités, l’association avertit que la poursuite de ces dysfonctionnements constitue une menace directe pour la souveraineté alimentaire du Royaume. À moyen terme, explique-t-elle, c’est la disponibilité du poulet sur le marché national et la stabilité des prix qui pourraient être compromises.
L’ANPC exige ainsi une intervention immédiate des autorités, et ce, à travers une enquête transparente sur les dysfonctionnements du système de commercialisation, le renforcement des mécanismes de contrôle anti-spéculation et l’adoption de mesures d’urgence pour protéger la production nationale.
L’organisation prévient enfin qu’elle se réserve le droit de recourir à toutes les formes d’action légales et légitimes pour défendre les intérêts des éleveurs, si aucune réponse concrète n’est apportée dans les meilleurs délais.
