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Afrique: 37 startups se partagent plus de 100 millions de dollars en mai
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En mai, 37 startups africaines ont mobilisé un peu plus de 100 millions de dollars. Une dynamique portée par quelques transactions majeures, qui met une fois de plus en lumière l’absence notoire du Maroc.
En mai, l’activité a légèrement rebondi après le creux d’avril. Les 37 opérations recensées ont totalisé 135 millions de dollars, mieux qu’avril (110 M$) mais en deçà de mars (150 M$) et surtout loin de la moyenne annuelle de 255 M$. Le marché est resté structuré par un équilibre inédit entre equity (65 M$) et dette (68 M$), avec une part marginale de subventions (2 M$).
Quatre transactions ont façonné l’essentiel du mois : Nala (50 M$ en crédit), LemFi (30 M$ en extension de Série B), Africa GreenCo (10 M$) et Bfree (10 M$). À elles seules, elles représentent près des trois quarts des montants levés.

Les startups d’est et ouest dominent
Sur le plan régional, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est concentrent environ 85 % des fonds mobilisés, avec un Nigeria ultra‑dominant (64 % des montants en equity). Les secteurs phares restent la fintech, portée par Nala et LemFi, et les services financiers innovants. Le rapport souligne que la diversité des projets financés existe, mais que les montants dépendent toujours de quelques tickets majeurs.
Dans ce panorama, le Maroc ne figure pas parmi les pays cités. Son absence est d’autant plus notable que le Royaume avait déjà été invisible dans les bilans MENA du mois de mai. Cette double absence – continentale et régionale – interroge sur la visibilité et la compétitivité de l’écosystème marocain dans un contexte où les financements se concentrent sur des pôles précis.
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Alors que l’Afrique affiche un « nouveau normal » autour de 30‑40 deals par mois et 100‑200 M$ mobilisés, le Maroc reste en retrait. Ce qui fait surgir la question de savoir comment le Royaume peut‑il retrouver sa place dans la dynamique continentale et régionale des startups ?
