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GenZ212: 18 jeunes condamnés par la Cour d’appel de Casablanca
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La justice a condamné 18 personnes à des peines allant d’un an de prison avec sursis à dix mois ferme pour « entrave à la circulation » sur une autoroute pendant le mouvement de contestation de jeunes GenZ212, a annoncé vendredi la défense.
Les faits ont eu lieu à Casablanca dans le contexte des rassemblements pacifiques de ce collectif qui exigeait des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation et la fin de la corruption.
En octobre, le parquet national avait indiqué que plus de 2.400 personnes, dont environ 1.400 placées en détention, faisaient l’objet de poursuites, la plupart pour des violences survenues à la suite des manifestations du collectif.
La Chambre criminelle de première instance de la Cour d’appel de Casablanca a prononcé jeudi soir des peines de huit mois de prison ferme contre 13 jeunes, ainsi qu’une peine d’un an de prison dont dix mois ferme contre deux autres, a déclaré à l’AFP leur avocate, Souad Brahma.
Trois autres protestataires, qui n’étaient pas en détention contrairement aux autres, se sont vu infliger un an de prison avec sursis.
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Les 13 condamnés à huit mois de prison ont été remis en liberté car ils ont purgé leurs peines, a précisé à l’AFP l’un de leurs avocats, El Hassan Essonni.
Selon le parquet, les 18 jeunes avaient été arrêtés fin septembre « en flagrant délit d’entrave à la circulation au niveau de l’autoroute urbaine de Casablanca » causant « l’arrêt total » du trafic routier.
Dans la même affaire, six mineurs – parmi lesquels quatre ont été placés en détention provisoire – doivent comparaître le 19 juin, selon Me Essonni.
Quasi quotidiennes pendant deux semaines, les manifestations du collectif GenZ212 s’étaient progressivement essoufflées, notamment après un discours du roi Mohammed VI appelant à accélérer les réformes sociales et l’annonce par le gouvernement d’un « effort budgétaire » pour 2026 en faveur de la santé et de l’éducation.
En marge de ces manifestations, deux soirées avaient été marquées par des actes de vandalisme et des heurts qui avaient fait trois morts près d’Agadir.
