Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué l'annonce jeudi d'un accord sur la normalisation…
Au G7, al-Sissi exhorte Israël à stopper toute «prise de contrôle» de Gaza
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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a exhorté mardi Israël à abandonner son projet de prendre le contrôle de 70 % de la bande de Gaza, lors de sa participation au sommet du G7 en France.
« Il ne reste effectivement que 30% de la bande de Gaza au peuple palestinien », a déclaré M. Sissi lors d’une session consacrée à la stabilité du Moyen-Orient, à Evian, selon un communiqué de la présidence égyptienne.
Cette approche « doit cesser immédiatement », a-t-il ajouté lors de cette réunion à laquelle participaient les dirigeants du G7 et de l’Union européenne, des Emirats arabes unis et du Qatar.
Le président égyptien a affirmé qu’il n’y avait pas « d’autre alternative » que la solution à deux Etats pour parvenir à « un règlement juste et durable de la question palestinienne », appelant également à « la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour la paix dans la bande de Gaza ».
En mai, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de prendre le contrôle de davantage de territoires dans la bande de Gaza, en violation des termes du fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre.
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Il a indiqué que les forces israéliennes contrôlaient initialement environ 50% du petit territoire palestinien dans le cadre de la trêve, avant d’étendre leur emprise à près de 60%, puis de viser désormais 70%.
Selon les termes du cessez-le-feu, les forces israéliennes devaient se replier derrière une « ligne jaune » séparant les zones contrôlées par le mouvement islamiste Hamas de celles tenues par l’armée israélienne.
L’Egypte, qui partage une frontière avec Gaza, joue un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas depuis l’attaque du mouvement palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.
La première phase de la trêve a permis la libération des derniers otages capturés lors de l’attaque du 7 octobre, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Le passage à la deuxième phase, qui devait inclure le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l’armée israélienne, est toutefois bloqué depuis plusieurs mois.
La bande de Gaza reste en proie à des violences quotidiennes, l’armée israélienne et le Hamas s’accusant mutuellement de violer la trêve.
