Mondial 2026: Hakimi, sans l’ombre d’un doute

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Achraf Hakimi contre le Brésil au Mondial 2026
Le défenseur marocain Achraf Hakimi lors du match du groupe C de la Coupe du monde 2026 entre le Brésil et le Maroc au New York New Jersey Stadium à East Rutherford, le 13 juin 2026. ©AFP

Pour sa troisième Coupe du monde avec les Lions de l’Atlas, Achraf Hakimi a débarqué aux États-Unis dans le rôle de leader et de star d’une équipe du Maroc qui assume clairement ses ambitions, sans que sa situation judiciaire, pourtant lourde, ne le perturbe outre mesure.

Fin mai, en pleine préparation de la finale de la Ligue des champions qu’il a finalement remportée avec le Paris SG contre Arsenal, Hakimi a accompagné en personne son avocate Me Fanny Colin pour contester devant la justice son renvoi en procès pour viol sur une jeune femme en février 2023.

La justice française doit rendre sa décision vendredi, le jour du deuxième match du Maroc au Mondial-2026 face à l’Écosse à Foxborough, près de Boston (18h00 locales, samedi 00h00 heure française). Malgré cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et la gravité des accusations, le joueur qui nie les faits ne semble pas troublé, occupé pour le moment à poursuivre sa progression sportive et celle des Lions de l’Atlas.

Il y a quatre ans au Qatar, Hakimi était déjà l’une des armes maîtresses de son pays mais sans les responsabilités d’un chef de bande. Cette fois, c’est avec le brassard de capitaine que l’arrière droit de 27 ans a débuté la compétition, portant sur ses épaules une partie de la pression inhérente à une formation demi-finaliste de la dernière édition.

Le regard sur Hakimi a changé

Premier représentant africain de l’histoire à atteindre ce stade du tournoi, le Maroc ne peut plus se cacher. Hakimi non plus, lui qui est considéré comme le meilleur joueur de la planète à son poste après cinq exercices fastes au PSG, couronnés par deux victoires d’affilée en Ligue des champions (2025, 2026). Le regard sur le natif de Madrid, formé au Real et désormais vedette de sa sélection, a bien changé.

Lire aussi. Chadi Riad: « L’objectif du Maroc est de gagner le Mondial 2026 »

La première rencontre des Marocains contre le Brésil (1-1), le 14 juin à East Rutherford (New Jersey), a justifié les nouvelles prétentions marocaines et Hakimi a été exact au rendez-vous, toujours dans un rôle hybride entre défenseur et milieu de terrain, qui est également le sien en club sous les ordres de Luis Enrique.

« Un début prometteur et exigeant », a-t-il commenté après la partie sur ses réseaux sociaux, dans un post transpirant la foi indéfectible que le Parisien a en lui et en son équipe. « On est prêts pour faire quelque chose de grand, avec la confiance, le soutien de tous les Marocains. Je pense qu’on sera performant lors de cette Coupe du monde et qu’on va bien commencer par le match de demain », avait-t-il d’ailleurs lâché avant de défier la Seleçao pourtant cinq fois championne du monde.

Blessures à répétition: même pas mal!

Il faut avouer que cette saison, Hakimi se relève de tout, lui qui a connu deux grosses blessures. La première (cheville) juste avant la CAN 2025 organisée à domicile a plongé le Royaume dans un océan de perplexité. La seconde (cuisse) à un mois de la finale de la Ligue des champions, a eu le même effet sur les supporters parisiens, inquiets de voir l’un des piliers du PSG sur le flanc à quatre semaines de l’échéance.

Remis d’aplomb in extremis à chaque fois, il a mené le Maroc au titre de champion d’Afrique, un sacre obtenu sur tapis vert après la décision de la commission d’appel de la Confédération Africaine de football aux dépens du Sénégal, vainqueur sur le terrain de la finale(1-0, a.p.).

Il a aussi tenu sa place dans le onze de départ du PSG en finale de C1, sans que Luis Enrique n’ait à réfléchir longtemps sur sa titularisation, disputant les 120 minutes de jeu et transformant même la 4e tentative de Paris lors de la séance des tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3).

Hakimi doit désormais poursuivre avec les Lions de l’Atlas sa montée en puissance face à l’Écosse. Pour l’instant, le doute ne fait pas partie de son vocabulaire.

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