Pedro Sánchez, chef du gouvernement espagnol en visite officielle au Maroc, a évoqué la possibilité…
Mondial 2030: le Maroc accélère la cadence sur ses infrastructures routières
Publié le
À l’horizon du Mondial 2030, le Royaume intensifie le déploiement de ses grands chantiers. Entre extension des autoroutes, boom des voies express et aménagements spécifiques autour du futur Grand Stade Hassan II, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a tracé les contours d’une transformation d’envergure.
Le réseau routier et autoroutier marocain est en pleine métamorphose. Face aux exigences du Mondial 2030, mais aussi pour répondre aux défis du développement économique durable et de la connectivité territoriale, le gouvernement passe à la vitesse supérieure. Dans une réponse à une question écrite du groupe Haraki à la Chambre des représentants, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a détaillé l’état d’avancement de ces chantiers d’infrastructure majeurs.
L’une des évolutions les plus marquantes concerne le réseau des voies express, qui a atteint près de 2 300 kilomètres à la fin de l’année 2025, soit 819 kilomètres de plus qu’en 2021. Cette progression repose sur la priorisation du dédoublement de plusieurs routes nationales. Parmi les axes stratégiques cités figurent les liaisons Tiznit‑Laâyoune, Fès‑Taounate via la RN8, Tétouan‑Chefchaouen, Sidi Yahya‑Sidi Kacem, ainsi que l’axe Aïn Aouda‑Oued Zem. D’autres projets structurants accompagnent cette dynamique, notamment la desserte du port Nador West Med, le contournement nord‑est d’Agadir et la voie express urbaine de la ville.
Le maillage autoroutier se renforce
Le Maroc dispose aujourd’hui d’un réseau autoroutier de 1 800 kilomètres comprenant près de 1 600 ouvrages d’art. Plusieurs opérations majeures ont été finalisées ou sont en cours. Les travaux de l’autoroute Tit Mellil‑Berrechid (29 km) ont été livrés, tout comme le réaménagement des échangeurs d’Aïn Harrouda et de Sidi Maârouf, deux nœuds essentiels pour la fluidité du trafic dans la région de Casablanca.
Parallèlement, les travaux se poursuivent sur l’axe Guercif‑Nador (104 km), un chantier d’envergure mobilisant un investissement de 7,9 milliards de dirhams. Le ministre a également évoqué l’avancement du futur tunnel de l’Ourika, long de 10 kilomètres, destiné à relier Marrakech à Ouarzazate. Le projet a franchi une étape technique importante, même si les marchés relatifs aux études exploratoires restent en cours de finalisation.
Lire aussi. Mondial 2030 : Les banques marocaines prêtes à porter 70 % du financement selon Fitch
L’organisation de la Coupe du monde constitue un puissant accélérateur pour les chantiers à venir. Le projet phare est le lancement de l’autoroute continentale Rabat‑Casablanca (59 km), dotée d’un budget de 6 milliards de dirhams. Cet axe stratégique desservira la zone de Benslimane, où sera érigé le futur Grand Stade Hassan II. Le ministère vise une mise en service complète bien avant le coup d’envoi du tournoi.
Pour garantir l’accessibilité du stade, une convention de partenariat de 5 milliards de dirhams a été conclue, dont 3,9 milliards spécifiquement dédiés à la modernisation des connexions routières et à la fluidification du trafic autour de l’enceinte sportive.
La coordination et le suivi de ces projets ont été confiés à la nouvelle Fondation Maroc 2030, créée dans le cadre de la loi n°35.25. Pour Nizar Baraka, ces investissements dépassent largement la seule perspective du Mondial : ils s’inscrivent dans une vision durable visant à renforcer la mobilité des citoyens et l’attractivité économique des régions du Royaume.
