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HCP: la croissance marocaine sauvée par l’agriculture au T1-2026
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Portée par un net rebond de l’agriculture et une demande intérieure dynamique, l’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,6% au premier trimestre 2026, malgré le repli des activités industrielles et une contribution négative du commerce extérieur.
Selon les comptes nationaux du premier trimestre 2026, publiés lundi par le Haut-commissariat au plan (HCP), le produit intérieur brut (PIB) du Maroc a progressé de 4,6% en volume, contre une hausse de 5% enregistrée à la même période de l’année précédente. Ce léger ralentissement s’explique principalement par le recul des activités secondaires.
La croissance au 1er trimestre 2026 est restée solide grâce à un net rebond de l’agriculture. La valeur ajoutée du secteur primaire a en effet enregistré une forte hausse de 17,3% au premier trimestre 2026 au lieu de 7,7% durant le même trimestre de l’année 2025. Cette évolution s’explique par la hausse de l’activité agricole de 18,4% au lieu de 8,1% une année auparavant et par la baisse de celle de la pêche de 1,9% au lieu d’une baisse de 1%.
Croissance: ralentissement des activités non agricoles au T1-2026
La valeur ajoutée du secteur secondaire en volume a en effet affiché une baisse de 1% au lieu d’une hausse de 2,9% au à la même période de l’année précédente. Cette contre-performance est à la baisse des valeurs ajoutées des activités «électricité et eau» de 3,4% au lieu d’une hausse de 0,1%, des activités de l’industrie d’extraction de 3,2% au lieu d’une hausse de 9,3%, ainsi que des industries de transformation de 1,3% au lieu d’une hausse de 1%. Dans la même veine, les activités de construction ont également connu un ralentissement à 1,5% au lieu de 7,1% au T1-2025.
Quant au secteur tertiaire, il a enregistré également un ralentissement de son taux d’accroissement de 4,5% au T1-2025 à 4,3% à la même période cette année. Cette performance se répartit entre une amélioration des services financiers et assurances avec 7,6% au lieu de 5,8%, du transport et entreposage avec 4,8% au lieu de 4,1%, et de l’information et la communication avec 2% contre une baisse de 1,7%.
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A contrario, le HCP fait état d’un ralentissement des activités de l’hébergement et la restauration à 8,1% au lieu de 8,7%, des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale à 6,3% au lieu de 6,8%, du commerce et réparation de véhicules à 4,1% au lieu de 4,7%, des services immobiliers à 2,2% au lieu de 3%, et de la recherche et du développement et des services rendus aux entreprises à 2% au lieu de 4%.
Ainsi, le secteur non agricole a connu un ralentissement de sa croissance de 4% à la même période de l’année précédente à 2,6% durant le premier trimestre 2026.
La demande intérieure en hausse
Du côté de la demande, qui a progressé de 6,5% au premier trimestre 2026 au lieu de 6,4% la même période de l’année 2025, le principal moteur de la croissance demeure la consommation intérieure. Les dépenses des ménages ont ainsi augmenté de 4,6%, contre seulement 1,1% un an plus tôt, tandis que la consommation des administrations publiques a progressé de 4,9% contre 3,5% au T1-2025.
L’investissement brut a pour sa part marqué un ralentissement, passant d’une croissance de 19,6% la même période de l’année précédente à 10,8% cette année.

Les échanges extérieurs ont continué de peser sur la croissance. Les importations de biens et services ont bondi de 12,7%, un rythme supérieur à celui des exportations (+9,2%), ce qui s’est traduit par une contribution négative du commerce extérieur à hauteur de 2,3 points de croissance.
Le HCP souligne par ailleurs que le niveau général des prix est resté maîtrisé. L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, s’est établie à 1,1%, contre 1,6% un an auparavant. Dans le même temps, le revenu national brut disponible a progressé de 6,8%, favorisant une hausse du taux d’épargne nationale à 31,4% du PIB.
Enfin, le besoin de financement de l’économie est demeuré limité à 1,5% du PIB, traduisant une situation macroéconomique globalement équilibrée.
