Scandale au Mondial 2026: Trump décroche son téléphone, Infantino plie

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, brandit une casquette des États-Unis lors de la réunion inaugurale du Conseil de paix, le 19 février 2026 à Washington, D.C. ©AFP

En suspendant le carton rouge de l’attaquant américain Folarin Balogun sur intervention de Donald Trump, la Fédération internationale de football association (FIFA) a déclenché une déferlante de critiques à travers le monde.

Le carton rouge reçu par Folarin Balogun en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 contre la Bosnie-Herzégovine, jeudi 2 juillet, semblait clore le débat: sanction automatique, comme pour tous les exclus du tournoi. Le meilleur buteur de Team USA dans le tournoi était out pour le 8e de finale contre la Belgique, ce lundi.

Mais il aura suffi un appel téléphonique de Donald Trump à Gianni Infantino pour faire plier la commission de discipline. Résultat: la suspension a été transformée en sursis, et Balogun peut prendre part au choc face au Diables rouges.

La décision fait réagit la planète football entière. Dans un communiqué, la Fédération belge de football a officiellement fait part de sa « stupéfaction », pointant un revirement aussi soudain qu’inhabituel à quelques jours d’un match couperet.

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De son côté, en conférence de presse, le sélectionneur Rudi Garcia a tourné la décision en dérision, évoquant une confusion entre la date de la décision et celle du poisson d’avril: « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa », a-t-il dit. Une manière à peine voilée de dénoncer l’absurdité de la situation.

Une onde de choc qui dépasse les frontières

L’affaire va même au-delà du contentieux belgo-américain. L’ancien président de la FIFA Sepp Blatter a exprimé son choc face à cette ingérence directe dans le processus disciplinaire. Une sortie qui relance le débat sur l’indépendance, déjà fragile, de l’instance dirigeante du football mondial.

« Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants », écrit le Suisse de 90 ans sur X. « Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la Fifa – et qu’un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), Fifa? », poursuit-il.

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« Lorsque la sécurité juridique des règles n’est plus garantie par ceux qui en sont les gardiens, c’est l’intégrité du jeu qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui se trouve sapée », souligne l’UEFA dans un communiqué, avant de mettre en garde: « Une telle décision crée un précédent dans le tournoi en cours, où des situations similaires devront désormais recevoir un traitement identique, au détriment de la compétition ».

La presse sportive internationale s’est également emparée du dossier, insistant sur le caractère exceptionnel de la mesure : jamais un joueur exclu sur carton rouge direct n’avait été autorisé à enchaîner sur le match suivant.

Mondial 2026: la presse belge blessée, les RS déchaînés

Du côté de la presse belge, le ton est, évidemment, à la colère: plusieurs titres évoquent une décision qui « blesse » et une exaspération croissante envers la Fifa.

Mais c’est surtout sur les réseaux sociaux que l’affaire s’est emballée. Elle s’est transformée en mèmes viraux autour d’une « carte Trump », en référence à la carte de sortie de prison du jeu de Monopoly, symbole d’un traitement de faveur accordé au pays hôte du Mondial 2026

Les internautes multiplient aussi les comparaisons avec d’autres fautes non sanctionnées lors du tournoi, histoire de souligner l’incohérence des critères retenus par la FIFA.

En enchaînant les critiques et les controverses, combien de temps une FIFA privée de crédibilité peut-elle encore prétendre arbitrer le football mondial en toute indépendance?

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