L’Ajax a vécu hier une soirée cauchemardesque après avoir été éliminé de la Ligue des Champions…
L’Afrique sous pression après l’effondrement de l’aide mondiale
Publié le
Face à la réduction des budgets d’aide traditionnels dans les principaux pays donateurs, les pays d’Afrique, subissent une pression croissante pour mobiliser davantage de leurs propres ressources afin de financer leur développement, a indiqué la Commission économique pour l’Afrique (CEA-ONU).
Dans un communiqué, la CEA, qui cite les données de l’OCDE, relève que l’Aide publique au développement (APD) mondiale a chuté de 23,1 % en 2025, un record, passant de 215,1 milliards de dollars en 2024 à 174,3 milliards de dollars
L’aide bilatérale à l’Afrique a également fortement diminué, a relevé la même source, notant que l’impact de ces baisses de l’aide au développement se fait déjà sentir dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’aide humanitaire et de l’adaptation au changement climatique, domaines où de nombreux pays africains dépendent depuis longtemps des financements extérieurs.
Dans certains pays, par exemple, la réduction de l’aide pourrait rendre plus difficile le maintien des services de santé essentiels sans alourdir le fardeau financier des patients, explique la CEA.
Il a relevé que les pays africains disposent déjà de nombreux outils nécessaires pour renforcer la mobilisation des ressources nationales, notant que le défi consiste à utiliser ces outils plus efficacement.
Lire aussi. Semaine africaine de l’UNESCO: la FM6E remet le Prix des jeunes innovateurs africains
M. Karingi a en outre souligné que le financement du développement de l’Afrique est une responsabilité partagée, expliquant que les citoyens ont le devoir de contribuer par l’impôt, les gouvernements ont le devoir d’utiliser les ressources publiques de manière responsable, et les deux parties doivent être disposées à se rendre des comptes mutuellement.
La CEA a également indiqué que la capacité de l’Afrique à financer davantage son propre développement ne dépendra pas d’une solution unique, mais de l’efficacité avec laquelle les pays mobiliseront leurs ressources nationales, renforceront leurs institutions publiques et gagneront la confiance de leurs citoyens.
