Liban: une délégation américaine à Beyrouth pour discuter du retrait israélien de « zones pilotes »

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Chars israéliens à la frontière Liban-Israël
Des chars de l'armée israélienne positionnés le long de la frontière israélo-libanaise, le 1er juillet 2026. ©AFP

Une délégation militaire américaine a entamé à Beyrouth des discussions avec l’armée libanaise sur les modalités de mise en oeuvre du retrait israélien d’une des « zones pilotes » du sud du pays, a indiqué samedi un responsable militaire libanais.

Malgré la dernière trêve en vigueur depuis juin entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, plusieurs secteurs du sud du Liban ont été visés samedi par des frappes israéliennes selon l’agence de presse officielle libanaise ANI. Sept personnes ont notamment été blessées dans le village côtier d’al-Mansouri, selon cette source.

En vertu d’un accord-cadre conclu le 26 juin, Israël doit se retirer progressivement des secteurs du sud du Liban où il a déployé des troupes dans le cadre de sa guerre avec le Hezbollah.

Cet accord prévoit que l’armée libanaise, longtemps marginalisée, reprenne le contrôle total de deux secteurs limités, qualifiés de « zones pilotes ».

« La délégation militaire américaine est arrivée et a entamé des réunions avec le commandement de l’armée libanaise pour discuter des mécanismes de mise en oeuvre de la première zone pilote, dont les Israéliens doivent se retirer afin de permettre le déploiement de l’armée libanaise », a déclaré le responsable militaire, sous couvert d’anonymat.

« C’est le principal objectif de la délégation militaire américaine au Liban (…) traduire l’accord-cadre en mesures concrètes et en assurer la mise en œuvre », a-t-il ajouté.

« La première zone pilote sera mise en place dans les prochains jours, tandis que d’autres sont en cours de délimitation et de préparation », avait déclaré cette semaine à Washington un responsable américain sous couvert d’anonymat.

Lire aussi. Israël annonce la destruction d’un tunnel du Hezbollah au Liban

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) coordonnera la mise en oeuvre de ces zones avec les deux pays, selon ce responsable.

L’accord de juin, rejeté par le Hezbollah, ne fixe aucun calendrier pour le retrait israélien. Les autorités israéliennes ont affirmé que leurs troupes resteraient déployées dans une « zone de sécurité » de dix kilomètres de profondeur tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé.

Un responsable libanais a affirmé samedi que son pays participerait, la semaine prochaine à Rome, au prochain cycle de négociations avec Israël, pays avec lequel il a tenu cinq séries de discussions ces dernières semaines.

Le Liban, qui n’a pas de relations diplomatiques avec Israël, avait jusqu’à présent conditionné sa participation à ces discussions au retrait israélien des deux zones pilotes.

Les discussions précéderont la visite du président Joseph Aoun à Washington, attendue plus tard ce mois-ci à l’invitation de Donald Trump.

La diminution de l’intensité des hostilités dans le sud du pays qui a suivi l’accord a permis à plus de 732.000 personnes de rentrer chez elles, selon un nouveau chiffre communiqué samedi par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha).

Toutefois, 430.000 personnes restent déplacées par le conflit, selon la même source.

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