Semi-conducteurs : les marchés mondiaux vacillent face à l’IA

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Semi-conducteurs: malgré les sanctions, le secteur chinois garde le moral
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Les marchés mondiaux ont essuyé jeudi une nouvelle vague de ventes des semi-conducteurs, les craintes sur la valorisation du secteur et la rentabilité des investissements dédiés à l’intelligence artificielle (IA) ayant malmené les places boursières.

A Wall Street, le Dow Jones a cédé 0,20%, l’indice Nasdaq à forte coloration technologique a reculé de 1,47% et l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,51%.

En Europe, la prudence a été de mise: Francfort a perdu 0,34%, Paris (-0,05%) et Milan (-0,07%) ont fini à l’équilibre, et Londres a pris 0,54%.

Le vent de défiance envers la tech a commencé dès la séance asiatique, faisant chuter les Bourses de Séoul (-6,37%) et de Tokyo (-2,79%)

« Les bons résultats trimestriels de TSMC » ne sont pas parvenus « à raviver l’enthousiasme des fabricants de puces, (les marchés) restant préoccupés par les valorisations et les perspectives de distribution de dividendes », selon Jose Torres, d’Interactive Brokers.

Le plus grand fabricant mondial de puces électroniques a pourtant annoncé un bond de 77% de son bénéfice net au deuxième trimestre (sur un an), anticipé une croissance soutenue pour 2026 et un nouvel investissement de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis pour y construire des usines.

Lire aussi. Semi-conducteurs: le Maroc, joker de Washington face au monopole chinois

« La question que tout le monde se pose chaque fois que le marché est en berne est de savoir s’il y aura un retour sur investissement pour toutes ces dépenses, qui, au final, totaliseront bien plus de 1.000 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis », prévient Paul Meeks, du cabinet Freedom Capital Markets.

Auprès de l’AFP, Isabelle de Gavoty, responsable de gestion actions chez AllianzGI, remarque « un mouvement significatif de derisking (vente des actifs les plus risqués, ndlr) qui touche le secteur des semi-conducteurs et toute la chaîne d’approvisionnement de l’IA ».

Sur le Vieux Continent, Soitec a chuté de 7,64%, STMicroelectronics de 4,84% et Infineon a reculé de 4,25%.

Côté new-yorkais, la plus importante capitalisation mondiale Nvidia a reculé de 2,40%. Broadcom a lui perdu 5,03%, Micron 5,65% et Marvell Technology a chuté de 8,71%.

« Les mouvements extrêmes sur les semi-conducteurs semblent désormais être devenus la norme: chaque jour, le secteur enregistre une forte hausse suivie d’une baisse tout aussi importante le lendemain, et ainsi de suite », note Neil Wilson, de Saxo UK.

Malgré d’importantes séances de baisse, le secteur affiche ainsi une hausse très marquée depuis le début de l’année.

– Le pétrole en position d’attente –

Après la franche hausse du début de semaine, les cours du pétrole se sont stabilisés ces derniers jours.

Jeudi, le baril de Brent, référence internationale, a lâché 0,85% à 84,23 dollars et son équivalent américain, le baril de WTI a reculé de 0,82% à 78,95 dollars.

Les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échangé des frappes, le conflit au Moyen-Orient ne montrant jeudi aucun signe d’accalmie après plus d’une semaine de bombardements. L’Iran, qui a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz le week-end dernier, a promis que cette voie maritime resterait fermée jusqu’à la fin des « agressions » américaines.

« Les marchés semblent considérer qu’aucune des deux parties ne souhaite un conflit régional plus large, mais les perturbations persistantes du transport maritime et l’incertitude entourant les exportations iraniennes signifient qu’une prime géopolitique significative reste intégrée dans les prix de l’énergie », explique Daniela Hathorn, de Capital.com.

John Evans, analyste chez PVM Energy, estime toutefois que cette prime reste modérée en l’absence d’attaques sur les infrastructures pétrolières de la région.

Les opérateurs gardent aussi les yeux rivés sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, artère cruciale pour les exportations d’hydrocarbures de la région.

Dans ce contexte, le taux d’intérêt américain à dix ans restait stable, à 4,55% comme la veille.

Côté changes, le dollar prenait 0,17% à la monnaie unique européenne, à 1,1443 dollar pour un euro.

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