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Après Gibraltar, appels à démanteler la frontière Maroc-Melilia
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Un parti local et la principale instance représentative du culte musulman de Melilia appellent à s’inspirer de l’accord entre l’UE et le Royaume-Uni sur Gibraltar pour rapprocher le préside occupé de Nador.
Le mercredi 15 juillet, l’accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur Gibraltar est officiellement entré en application, mettant fin à ce que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié de « dernier mur d’Europe continentale ». Cette avancée a immédiatement trouvé un écho à Melilia.
Le parti local Nueva Melilla et la Commission islamique de Melilla ont appelé, dans des communiqués séparés, à s’inspirer de la démarche entreprise à Gibraltar pour faciliter les déplacements entre le préside occupé et le reste du territoire marocain.
Nueva Melilla a dit espérer que Melilla puisse un jour connaître « le démantèlement de la clôture qui sépare la ville de son environnement immédiat », ouvrant la voie à une nouvelle étape de coopération avec la ville voisine de Nador.
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Le parti envisage notamment une annonce commune du chef de l’exécutif local espagnol et du maire de Nador, portant sur des projets conjoints et des investissements partagés. Il insiste toutefois sur le fait que le renforcement de la coopération avec le Maroc ne signifie pas l’abandon des positions politiques de l’une ou l’autre partie, mais la construction d’un espace favorable au développement économique et social des deux côtés de la frontière.

De son côté, la Commission islamique a affirmé que « les frontières de demain ne devraient pas être évaluées uniquement en fonction de leur capacité à contrôler, mais aussi de leur capacité à produire de la prospérité, de la confiance et de la coexistence ».
Les deux organisations proposent notamment de transposer à Nador le modèle retenu pour Gibraltar, avec un recours accru à la technologie pour simplifier les contrôles tout en maintenant la sécurité, ainsi que la création d’un groupe de travail maroco-espagnol.
Elles suggèrent également que l’essentiel des contrôles soit désormais effectué dans les ports et les aéroports, afin de réduire les longs temps d’attente régulièrement dénoncés aux postes-frontières de Melilia et de Sebta.
