Guerre au Moyen-Orient : nouvelles frappes et tensions régionales

Publié le
Guerre Moyen-Orient Israël Iran
Outre la diplomatie débridée initiée par Washington et confiée à Islamabad, aucun signe d'apaisement de la guerre n'est perceptible

Au 15ᵉ jour de la reprise de la guerre entre Washington et Téhéran, les frappes croisées se poursuivent, tandis que les tensions s’étendent au détroit d’Ormuz et aux pays voisins. Les marchés pétroliers oscillent, et les initiatives diplomatiques peinent à contenir l’escalade.

D’abord, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des attaques contre des installations américaines à Bahreïn et au Koweït. Ils affirment avoir visé des systèmes de défense antiaérienne, des radars et des dispositifs de missiles. L’armée iranienne a précisé avoir frappé trois bases au Koweït, dont Arifjan et Ahmad Al‑Jaber, à l’aide de drones suicide.

En réponse, le Commandement américain pour le Moyen‑Orient (Centcom) a annoncé une dixième nuit consécutive de bombardements contre l’Iran. Les frappes ont ciblé des centres de commandement, des capacités maritimes et des systèmes de défense, afin de réduire la capacité de Téhéran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Lire aussi. Guerre Iran vs États-Unis: deux militaires américains tués, un troisième porté disparu en Jordanie

Par ailleurs, l’Iran affirme avoir stoppé deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, provoquant des incendies à bord. L’agence britannique UKMTO a confirmé qu’un navire avait été touché par un projectile non identifié au large d’Oman, son équipage ayant dû évacuer.

Sur les marchés, les cours du pétrole reflètent cette nervosité. Après un bond au‑delà de 90 dollars lundi, le Brent reculait mardi à 88,70 dollars, tandis que le WTI cédait à 82,82 dollars. Les investisseurs espèrent une intensification des efforts diplomatiques malgré l’annonce par les Houthis d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite.

Guerre, diplomatie et réactions dans la région

Donald Trump, président des Etats-Unis

En parallèle, le président libanais Joseph Aoun est reçu à la Maison Blanche par Donald Trump, dans le cadre des négociations sur le sud du Liban et la question du Hezbollah. Washington a annoncé confier à l’armée libanaise le contrôle de zones pilotes.

L’Arabie saoudite a condamné fermement le blocus annoncé par les Houthis, qualifiés de « milice terroriste », réaffirmant son soutien au peuple yéménite. De son côté, le Département d’État américain a renouvelé son alerte aux ressortissants présents dans la région, les invitant à la prudence face aux perturbations aériennes et maritimes.

Enfin, en Jordanie, l’armée a indiqué avoir intercepté trois missiles iraniens lundi soir, après le déclenchement des sirènes d’alerte à Amman.

Ainsi, la confrontation entre Washington et Téhéran s’étend désormais aux mers, aux marchés et aux capitales régionales. Entre frappes militaires, menaces sur les routes énergétiques et initiatives diplomatiques fragiles, le Moyen‑Orient reste suspendu à des équilibres précaires dont l’évolution conditionnera la sécurité mondiale.

La rédaction vous conseille

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l'actualité du jour : politique, international, société...

Guerre au Moyen-Orient : nouvelles frappes et tensions régionales

S'ABONNER
Partager
S'abonner