Le parquet a déféré mercredi en comparution immédiate devant un tribunal de Casablanca le rappeur…
Affaire Mehdi Black Wind: société civile, artistes, politiques et journalistes se mobilisent
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Placé en détention provisoire le 15 juillet dans l’attente de son procès, Mehdi Black Wind fait l’objet d’un important mouvement de soutien, en plus d’une pétition lancée en ligne.
L’affaire remonte au 10 juillet lorsqu’El Mahdi Lyoubi, alias Mehdi Black Wind, tentait de retrouver son chez lui à Marseille après une visite familiale au Maroc. À l’aéroport de Rabat-Salé, la police aux frontières l’a finalement empêcher d’embarquer, lui signalant une interdiction de quitter le territoire.
Le rappeur marocain aux punchlines tranchantes est ensuite convoqué à comparaître, le 13 du même mois, devant la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca, où il est interrogé puis placé en garde à vue le soir même. Deux jours après, soit le 15 juillet, il se retrouve devant le procureur qui décide de le garder en détention provisoire en attendant son procès.
Mehdi Black Wind poursuivi pour “outrage à une institution constitutionnelle”
Le même jour, Mehdi Black Wind comparaît devant le tribunal mais refuse d’être jugé en comparution immédiate. Le juge l’informe alors que sa première audience aura lieu ce mercredi 22 juillet. Dans l’attente de ladite échéance, il est transféré à la prison d’Oukacha à Casablanca. D’après un communiqué de son comité de soutien, le natif de Salé est poursuivi pour “outrage à une institution constitutionnelle”.
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Depuis, la scène culturelle marocaine, en particulier les rappeurs, a mis de côté ses rivalités pour faire front commun et se ranger derrière Mehdi Black Wind. Les clashs et tensions ont laissé place à un vaste mouvement de solidarité au nom de la défense de la liberté d’expression. Si les autorités compétentes n’ont toujours pas détaillé les faits reprochés à El Mahdi, plusieurs estiment que ses textes et ses prises de position seraient à l’origine des poursuites.
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Le mouvement de soutien s’est également traduit par le lancement d’une pétition. Initialement signée par plus de 500 artistes, rappeurs, militants, journalistes et parlementaires, elle totalise désormais près de 3.000 signatures. Un rassemblement en soutien à Black Wind est également annoncé ce mercredi, devant le tribunal de première instance d’Aïn Sebaa où l’artiste devra comparaître.
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Parallèlement, les avocats de Black Wind ont publié un communiqué ce mardi. Olivier Peter, du barreau de Genève ainsi qu’Aïnoha Pascual et Damia Taharraoui, toutes deux du barreau de Paris, y soulignent les conséquences de la grève des avocats au Maroc: “Lyoubi n’a donc à ce jour, ni pu être assisté ni défendu par ses conseils marocains”.
Une situation qui, selon eux, “contraint à une vigilance exceptionnelle concernant le respect des droits de la défense et du droit à un procès équitable, alors que les poursuites visent manifestement à criminaliser sa pratique artistique et ses engagements militants”. Ils annoncent par ailleurs se rendre à Casablanca pour témoigner de leur soutien à leur client marocain.
