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Casablanca: les étudiants en médecine dentaire menacent de boycotter les stages
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Surpeuplement, pénurie d’équipements et infrastructures livrées mais toujours fermées: la Faculté de médecine dentaire de Casablanca (FMDC) alerte sur une situation devenue intenable. Sans réaction du ministère avant la rentrée, une grève générale des stages hospitaliers couve.
À Casablanca, les étudiants en médecine dentaire estiment que les signaux d’alerte répétés dans les facultés de médecine n’ont pas été entendus. Dans un communiqué, le Bureau des étudiants en médecine dentaire menace de boycotter l’ensemble des stages hospitaliers dès la rentrée prochaine si le ministère de l’Enseignement supérieur et les autorités sanitaires maintiennent la «politique de la sourde oreille ».
Les revendications ne portent ni sur des avantages ni sur des considérations corporatistes. Les étudiants dénoncent des dysfonctionnements qui touchent directement la qualité de leur formation: surfréquentation des lieux de stage, manque chronique de matériel et pénurie de produits médicaux essentiels au Centre de consultations et de traitements dentaires (CCTD) du CHU Ibn Rochd.
Infrastructures bloquées, équipements insuffisants
Pour le syndicat, la situation est claire: «La structure actuelle rend la formation hospitalière impossible». Alors que les effectifs augmentent chaque année, les capacités d’accueil n’ont pas suivi. Le projet d’un centre supplémentaire, pourtant validé sur le principe, reste gelé faute de foncier disponible.
Autre point de crispation: le nouveau service multidisciplinaire et d’urgences de la faculté. Le bâtiment, achevé depuis plusieurs mois, demeure fermé. Issu de la réforme de 2019 qui a introduit la sixième année d’études, il n’a toujours pas été équipé et aucun calendrier d’ouverture n’a été communiqué.
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Dans les salles de soins également, le manque de matériel sur les fauteuils d’examen réduit les travaux pratiques à néant. Les étudiants se retrouvent parfois dans l’incapacité de traiter les patients, ce qui compromet à la fois leur apprentissage et la qualité des soins dispensés au CHU.
Un dialogue rompu
Cette montée de tension n’est pas soudaine. Le groupement des étudiants avait déjà lancé un premier avertissement le 16 mars, suivi d’une marche de protestation le 2 avril. Faute de réponses concrètes du ministère ou de la direction du CHU, les étudiants estiment avoir épuisé les voies de dialogue.
Une grève des stages aurait des conséquences immédiates: les étudiants en fin de cycle assurent une part importante des consultations quotidiennes en médecine dentaire au CHU Ibn Rochd. Leur retrait perturberait alors directement le fonctionnement des services.
À quelques semaines de la rentrée académique, le ministère se retrouve face à un dossier urgent. Sans mesures rapides et engagements précis, la FMDC pourrait bien devenir le nouveau foyer de tension de la formation médicale au Maroc.
