La revue de presse de ce jeudi 8 octobre

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Réduction de la pauvreté monétaire au Maroc, facture salée pour pour l’enseignement-formation privée, vers la gratuité pour le vaccin contre la grippe… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce jeudi :

 

L’Economiste
Maroc: réduction significative de la pauvreté monétaire durant les 20 dernières années

• Au cours des vingt dernières années, le Maroc a réussi une réduction significative de la pauvreté monétaire, passée de 15,3% en 2001 à 4,8% en 2014, selon le HCP. Cependant, des estimations de la Banque mondiale, basées sur le revenu par habitant, indiquent que l’incidence de la pauvreté pourrait atteindre 6,6% en 2020. Par ailleurs, en raison de la crise économique et sociale déclenchée par Covid-19, la proportion de personnes «vulnérables à la pauvreté » et/ou «pauvres» pourrait passer de 17,1% de la population en 2019 à environ 19,87% en 2020, soit environ 1 million de personnes additionnelles.

 

L’enseignement privé chiffre ses pertes

• Pour l’enseignement-formation privée, la facture Covid a été bien salée, chiffres à l’appui. La jeune Fédération de l’enseignement privé (FEP), récemment affiliée à la CGEM, a confié à un cabinet la réalisation d’une étude sur l’impact de la crise pandémique sur le secteur. Au niveau de l’enseignement général (primaire-secondaire), au 3ème trimestre de l’année scolaire 2019-2020, la perte en chiffre d’affaires, due aux exonérations et réductions accordées, au non-paiement de certains parents et à la déscolarisation d’élèves est estimée à 468 millions de DH. A cela s’ajoutent des investissements en équipements pour les besoins du e-learning, évalués à près de 153,7 millions de DH. L’enseignement supérieur privé, pour sa part, aurait essuyé une perte de chiffre d’affaires de 177,3 millions de DH. Dans son plan d’action, la Fédération entend œuvrer à la «restructuration» et à la «requalification du secteur de l’enseignement privé, en coordination avec l’Etat. A cet effet, la FEP envisage notamment de travailler sur l’opérationnalisation du «Contrat stratégique global» prévu par la loi-cadre régissant le secteur (51-17), ainsi que sur un contrat-programme pour le développement de l’enseignement privé.

 

Le Matin
Le Bureau de l’UCESA tient sa première réunion pour la mandature 2019-2021

• Le bureau de l’Union des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions Similaires d’Afrique (UCESA) a tenu, mercredi à Rabat, par visio-conférence sa première réunion pour la mandature 2019-2021 présidée par le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Cette réunion a pour objectifs d’examiner l’état d’avancement de la feuille de route et les préconisations pour la redynamisation de l’union dans le contexte de la pandémie et de faire le point sur le suivi des recommandations de l’assemblée générale de Rabat. S’exprimant à cette occasion, le Président de l’UCESA et du CESE, Ahmed Réda Chami, a mis en exergue le rôle éminent que l’UCESA est en mesure de remplir en tant que levier efficace d’intégration régionale et de plaidoyer auprès des communautés économiques régionales (CEDEAO, CEEAC..) et de l’Union africaine.

 

Aujourd’hui le Maroc
Amnisties sur taxes locales : La décision revient aux walis et gouverneurs

• Du nouveau concernant les taxes locales. Des précisions viennent d’être dévoilées par le ministère de l’intérieur. Dans une circulaire datée du 5 octobre, les walis et gouverneurs vont statuer sur les demandes des contribuables concernant les amnisties. Cette décision se base sur l’article 162- II de la loi 47.06 relative à la fiscalité des collectivités locales. Ce dernier stipule que «le ministre chargé des finances et le ministre de l’intérieur ou les personnes déléguées par eux à cet effet, peuvent accorder, à la demande du redevable et au vu des circonstances invoquées, la remise ou modération des majorations, amendes, pénalités, et autres sanctions».

 

Cahier scolaire: Les importations toujours aussi massives

• Le dossier du cahier scolaire revient sur le devant de la scène à chaque rentrée scolaire. La conjoncture actuelle semble ne pas jouer en faveur des producteurs locaux. Ce secteur qui a longtemps souffert de la concurrence déloyale se voit encore une fois menacé par le flux massif des importations. D’importants volumes sont à chaque fois acheminés de marchés concurrents freinant l’élan d’une industrie qui peine à trouver son équilibre. Cette situation déplaît aux industriels nationaux dont l’activité est doublement impactée cette année. «La cadence d’importation est toujours en hausse. Nous avons, actuellement, des entrées d’un volume de 6.800 tonnes provenant de l’import, chose que nous jugeons anormale», nous confie Nabil Tber, président-directeur général d’Imprimerie moderne. Cet industriel, comptant à sa charge environ 400 salariés, estime l’ordre de grandeur desdites importations à 150 millions de dirhams.

 

Maroc le Jour
Handicap: vers une école inclusive

• Le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi a indiqué que son département a œuvré à l’élaboration d’une stratégie d’éducation inclusive en faveur des enfants en situation de handicap. Lors d’une réunion, Amzazi a fait savoir que cette stratégie vise à permettre à cette catégorie, quel que soit le type de son handicap, de suivre ses études dans les classes normales ou les classes pour l’inclusion scolaire, au sein des écoles marocaines conformément aux programmes adoptés. Depuis le lancement officiel du programme national de l’éducation inclusive le 26 juin 2019, le ministère a pris une série de mesures visant la mise en œuvre effective et progressive de l’éducation inclusive au niveau des établissements scolaires, notamment dans le domaine pédagogique, à travers la préparation du cadre de référence des classes de l’éducation inclusive, avec le soutien de l’organisation de l’UNICEF, a relevé Amzazi, cité par un communiqué du ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

 

L’Opinion
Rentrée politique: les dossiers brûlants qui attendent le gouvernement

• Comme chaque année, le Parlement inaugurera sa session d’automne au deuxième vendredi du mois d’octobre, mais cette fois-ci avec un agenda mouvementé, marqué par une crise sanitaire qui a ravagé l’économie nationale et des débats houleux et très attendus sur les prochaines élections. Par ailleurs, plusieurs réformes brûlantes attendent le gouvernement au cours de cette rentrée politique dont un dossier de la santé publique fiévreusement chaud en cette période de pandémie, un Code pénal en stand-by, un projet de loi sur le droit de grève toujours en suspens…Tant de dossiers qui trainent depuis longtemps dans les couloirs et les bureaux de divers ministères et qui n’autorisent désormais plus aucun attentisme.

 

Libération
Covid-19/solidarité: 3 personnes démunies sur 4 ont reçu de l’aide

• Trois personnes démunies sur 4 affirment avoir reçu de l’aide, selon une étude réalisée par la Fondation Tadamone.com sur la solidarité et l’impact socio-économique du Covid-19 sur la population défavorisée. L’aide d’origine citoyenne (famille/voisinage, donateurs/associations) a pu atteindre 80 % des personnes bénéficiaires alors que l’aide d’origine publique (Etat et CNSS) a été accordée à 62% d’entre elles, indique la fondation dans un communiqué sur les résultats de cette étude. Et de préciser que les personnes bénéficiaires ont reçu en moyenne plus d’une aide (1,3) avec une disparité régionale constatée dans la répartition et la nature des aides, ajoutant que seuls 26% des personnes bénéficiaires considèrent que l’aide reçue est suffisante.

 

Al Alam
Grippe saisonnière: peut-on avoir un vaccin gratuitement?

• A la veille de l’automne et de l’hiver, les observateurs craignent une aggravation de la crise sanitaire du Covid-19 à cause de l’avènement de la grippe saisonnière. Ainsi, le ministère de la Santé est censé mettre gratuitement à la disposition des citoyens le vaccin contre la grippe saisonnière, à l’instar des pays voisins. Dans ce sens, le virologue Mustapha Naji, souligne que le ministère de la Santé, met à la disposition de son personnel et du personnel d’autres départements, le vaccin anti-grippe saisonnière, ajoutant qu’il est prévu d’en fournir pour les personnes nécessiteuses car les personnes aisées peuvent s’en procurer à un prix abordable (entre 200DH et 300DH).

 

Al Ittihad Al Ichtiraki
Le confinement a limité l’accès des personnes âgées aux soins

• L’effectif des personnes âgées s’élève actuellement à près de 4,1 millions habitants, indique le HCP, expliquant qu’elles se caractérisent souvent, en plus de l’âge, par d’autres types de fragilités telles qu’une immunité réduite ou la présence de maladies chroniques, avec une prévalence dépassant les 63% chez cette catégorie de la population, soit 2,57 millions de personnes. Pour ces raisons, les personnes âgées comptent parmi la population la plus à risque de développer une forme grave d’infection à la Covid-19, souligne le HCP, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des personnes âgées (1er octobre). Afin de limiter la propagation de la pandémie du Covid-19, les autorités ont entrepris nombre de mesures, dont notamment le confinement qui a fortement impacté l’accès des personnes âgées aux soins. En effet, parmi les 38,2% de personnes âgées souffrant de maladies chroniques ayant nécessité un examen médical pendant le confinement sanitaire, 44% n’ont pas eu accès à ces services. Ce pourcentage atteint 36,7% en cas des maladies passagères.

 

De nouveaux critères pour la fermeture des écoles en cas de contamination

• Au lendemain de la reprise de l’enseignement présentiel dans certains établissements, le ministère de la Santé a défini une procédure pour la prise en charge des éventuels cas de contamination au sein des établissements scolaires. Dans une nouvelle circulaire, le ministère a expliqué qu’en cas d’enregistrement de 3 contamination ou plus dans une même classe, les cours seront suspendus pour cette classe pour une durée d’une semaine, tout en observant les mesures préventives nécessaires au niveau de toute l’école concernée. Par ailleurs, les camarades de classe des cas positifs et le reste des élèves de l’école ne seront pas amenés à effectuer un test PCR. En cas d’apparition de cas positifs dans 3 classes ou plus, l’établissement scolaire sera fermé pendant une semaine, tout en appliquant les mesures préventives, sans pour autant demander aux élèves et au personnel de l’école concernée d’effectuer des test PCR.

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