Un avion du gouvernement algérien qui avait transporté le président algérien Abdelaziz Bouteflika en Suisse…
Un avion militaire algérien atterrit en Espagne avant de rebrousser chemin
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L’avion de l’armée algérienne a rebroussé chemin quelques heures seulement après son atterrissage, avec à son bord de hauts responsables. Cette visite intervient en pleine crise diplomatique entre Rabat et Madrid, qui a décidé d’accueillir Brahim Ghali suite à la demande d’Alger.
Un Beechcraft King Air B350 de l’armée algérienne a atterri lundi 24 mai vers 12H00 à la base aérienne de Torrejón de Ardoz (Madrid), avant de rebrousser chemin une heure plus tard, confirme le média espagnol VozPopuli.
Un lien avec la présence du chef du Polisario a alors été évoqué par plusieurs médias. Une source gouvernementale consultée par VozPopuli a fini par confirmer qu’il s’agit d’«une commission des autorités algériennes qui avait plusieurs événements à l’ordre du jour en Espagne».
Selon El Espanol, la délégation algérienne est composée de «commandants militaires algériens de haut rang qui ont à leur ordre du jour une série de réunions avec des hauts représentants des forces armées espagnoles».
Une visite qui intervient en pleine crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne qui a décidé d’accueillir le chef des séparatistes Brahim Ghali, atteint du Covid-19. La demande avait d’ailleurs été formulée par Alger, affirmaient plusieurs médias espagnols.
Le Maroc n’a pas été informé de la venue de Brahim Ghali, a dénoncé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, notant que depuis le déclenchement de cette crise «il n’y a pas de contact entre le Maroc et l’Espagne».
La ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya a affirmé que Ghali «une fois remis de ses problèmes de santé, devrait répondre à une affaire devant l’audience nationale avant de retourner dans son propre pays».
«Il y a au moins quatre plaintes contre lui pour viol d’une citoyenne espagnole, pour torture et pour terrorisme par une association canarienne des victimes du terrorisme», a rappelé ce week-end le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
Brahim Ghali est cité à comparaitre le 1er juin devant l’audience nationale. Ce dernier a refusé de signer sa convocation, tandis que son bras droit, Salem Lebsir qui lui a rendu visite à l’hôpital a affirmé avec aplomb que «Bahim Ghali quittera l’Espagne sans comparaître devant le juge».
