InDrive: nouvelle agression sur une jeune femme à Casablanca 

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InDrive, application de VTC.
InDrive, application de VTC.

En moins d’une semaine, InDrive fait face à deux agressions commises par des chauffeurs de l’application de VTC. Après l’agression de la youtubeuse Fatima Zahra Lassakri à Rabat, une cadre dans une entreprise de communication nous a révélé son calvaire. Témoignage.

Mercredi dernier à Rabat, Fatima Zahra Lassakri, une célèbre youtubeuse, a été victime d’une agression de la part d’un chauffeur de l’application de VTC InDrive. En sanglot et toujours sous le choc, celle-ci s’est exprimée dans une story sur son compte Instagram. Selon elle, le chauffeur en question a emprunté un autre chemin, loin des regards des passants, pour l’agresser. Elle a pu s’en sortir par miracle. L’individu a par la suite été arrêté par les éléments de la Sûreté nationale de la capitale et placé en garde à vue. 

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Moins d’une semaine après ces faits, la rédaction d’H24Info a reçu les témoignages d’une cheffe de projet dans une entreprise à Casablanca qui a subi la même scène… voire pire. Pour rentrer chez elle, notre témoin a fait appel à InDrive en prenant soin de sélectionner le profil le mieux noté pour sa course. Mais à sa grande surprise, les informations sur le profil du chauffeur étaient en fait toutes fausses! 

Ni la photo, ni le modèle de la voiture, ni la plaque d’immatriculation ne correspondaient à ce que j’ai vu sur le profil de la course que j’ai commandée”, explique notre source qui a préféré garder l’anonymat. L’on apprend également qu’elle a senti l’odeur de l’alcool dès qu’elle est montée dans la voiture. Le chauffeur l’a directement “mise dans l’ambiance” en lui rappelant l’histoire du chauffeur de Rabat avant de montrer son vrai visage. 

Sur un ton menaçant, l’agresseur a tout d’abord pris le parti de son “collègue”, affirmant qu’il s’agit de fake news dont le but de nuire à “leur business”. “Il est tout de suite devenu menaçant en proférant des insultes et injures”. Il a ensuite activé le verrouillage centralisé des portes et des vitres de sa voiture avant de ne changer d’itinéraire optant pour des petites ruelles à l’abri des regards. 

À un moment donné, le chauffeur est devenu plus agressif, j’ai essayé d’ouvrir la portière et la fenêtre mais en vain… C’est là que j’ai commencé à comprendre ce qu’il se passait tout en essayant de garder mon calme. Arrivés à un feu rouge, j’ai essayé de faire réagir un agent de la police qui s’y trouvait en tapant de toutes mes forces sur les vitres”, raconte-elle. Le chauffeur s’est alors jeté sur elle pour la frapper et tenter de la faire taire. Le policier sur place a bien tenté d’intervenir, mais la voiture était verrouillée…

Finalement, le chauffeur a enfin ouvert sa porte faisant en sort de faire tomber l’agent, libérant ainsi sa victime sur le sol dans un piteux état, avant de prendre la fuite.

Sous le choc, celle qui vient de subir cette agression s’est dirigée vers le commissariat le plus proche pour porter plainte. L’agent de la Sûreté nationale qui était présent l’a accompagnée en tant que témoin de la scène. Et là, qu’elle ne fut sa stupeur quand les policiers de permanence lui apprennent qu’elle était en tort et que son agresseur pourrait éviter toute sanction… La raison? InDrive profite d’un vide juridique et agit dans l’illégalité au Maroc. 

Lire aussi: Casablanca: après les VTC, les motos-taxis sèment la zizanie chez les “petits taxis”

Parallèlement, dans ce genre de situation, l’application ne propose aucune option de réclamation ou d’aide aux victimes. “J’ai cherché un numéro pour déclarer mon agression, mais tout ce que j’ai trouvé sur l’application est le fameux bot (IA) qui répond automatiquement aux questions. Jusqu’à présent les employeurs de mon agresseur ne sont même pas au courant de ce que j’ai subi”, s’alarme-t-elle. 

Ce n’est pas la première fois que ce genre de méfait se déroule au Maroc, bien d’autres victimes ont vécu de semblables agressions sans obtenir justice. Depuis quelques mois, les applications de covoiturage font l’objet de critiques, et dénonce ce flou juridique qui laisse les utilisateurs des VTC sans réelle défense en cas d’agression. Cette position, qui a d’ailleurs que trop duré, ne profite ni aux utilisateurs de ces applications ni aux honnêtes chauffeurs. 

Aussi, à l’approche des grands événements que le Royaume compte organiser, à l’image de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030, il est temps de clore ce chapitre pour de bon et définir un cadre légal. Mais apparement, le problème risque de se répéter de nouveau. Dans une récente déclaration au Parlement, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, affirmait que «l’utilisation de véhicules privés pour fournir des services de transport ou de médiation via des applications mobiles sans licence est considérée comme une pratique illégale et non autorisée».

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