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Dominique de Villepin: « Le rêve chimérique de Netanyahu, nous ne pouvons pas l’accompagner »
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L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a rendu hommage lundi aux victimes israéliennes de l’attaque perpétrée par l’organisation islamiste palestinienne Hamas le 7 octobre 2023, mais estimé qu’Israël est depuis « engagée dans un processus qu’elle ne maîtrise plus, qu’elle ne contrôle plus ».
« Aujourd’hui, Israël est engagé dans un processus qu’elle ne maîtrise plus, qu’elle ne contrôle plus. Et nous sommes à quelques jours peut être, de représailles d’Israël sur l’Iran« , a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères sur franceinfo, insistant sur l’existence de « possibilités sur le plan diplomatique, puisque l’Iran (…) ne veut absolument pas céder à cet engrenage« .
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« Je trouve tout à fait regrettable que Benjamin Netanyahu veuille corriger en quelque sorte la situation de la région par la force, alors qu’il y aurait d’autres possibilités« , a ajouté Dominique de Villepin, estimant qu' »il y va aussi de notre sécurité car ce qui se passe là-bas n’est pas sans conséquence sur ce qui se passe ici« .
🔴➡️ « Le président de la République a eu raison de dire que quand on appelle à un cessez-le-feu, on ne peut pas dans le même temps, livrer encore des armes qui créent la mort », affirme Dominique de Villepin. pic.twitter.com/TT9J0PylJz
— franceinfo (@franceinfo) October 7, 2024
« Le rêve chimérique de Benjamin Netanyahu, nous ne pouvons pas l’accompagner« , a-t-il ajouté, félicitant le président Emmanuel Macron d’avoir demandé samedi l’arrêt des livraisons d’armes à Israël. « C’est un message adressé aux Américains, c’est un message adressé aux Israéliens (…): la conscience internationale n’en peut plus de cette impuissance, elle doit agir« , a-t-il dit.
Les propos d’Emmanuel Macron, a-t-il poursuivi, sont à replacer dans le contexte de l’accord de cessez-le-feu porté par la France et les États-Unis lors de l’Assemblée générale des Nations unies, « pour essayer de mettre fin au supplice des Palestiniens à Gaza et essayer de faire revenir les otages« .
« Le président de la République française a tenu et a eu raison de dire que quand on appelle à un cessez-le-feu, on ne peut pas dans le même temps, livrer encore des armes qui créent la mort, alors que celles-ci s’avèrent aujourd’hui inutiles à Gaza » où « il n’y a plus rien à détruire« , a observé Dominique de Villepin.
