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Casablanca: la Commune met en vente ses biens immobiliers pour renflouer ses caisses
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La commune de Casablanca est engagée dans une course contre la montre pour récupérer ses biens immobiliers exploités depuis plusieurs années à des prix dérisoires. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour accueillir la CAN 2025 et la Coupe du Monde 2030.
Pour concrétiser ses grands projets, la commune a besoin de beaucoup d’argent. La solution ? Vendre une partie de bâtiments et villas lui appartenant, loués jusque-là à des prix très bas, afin d’obtenir un rendement financier important et renforcer le budget de la ville.
La Commune de Casablanca possède environ 14.000 propriétés, incluant des terrains, des villas, des espaces commerciaux et des appartements.
Lors de la session d’octobre, la présidente du Conseil de la ville de Casablanca, Nabila Rmili, a révélé que plusieurs de ces immeubles et villas sont loués depuis des décennies à des prix ne dépassant pas 150 ou 250 dirhams par mois. Le manque à gagner pour la Commune s’élève à plusieurs milliards de dirhams, selon l’élue.
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La vente de ces biens pourrait donc générer des rentrées financières très importantes, la Commission d’urbanisme de Casablanca espère récolter quelques 200 milliards de dirhams.
Dans le détail, les membres de la Commission ont proposé d’actualiser les prix de vente des immeubles, sous forme de villas situées rue Al Yarmouk dans le boulevard Zerktouni, portant le dessin immobilier n° S/18682, et dont la superficie totale atteint 4.745 m².
Le prix initialement proposé, selon le procès-verbal d’avril 2022, était de 44.100 dirhams le m² pour le R+7, tandis que le montant a été fixé à 34.300 dirhams le m² pour le R+5.
Parmi les biens mis en vente aux enchères dans les quartiers du Maarif et Aïn Chock, figurent un terrain de 2 740 m² situé à Rue Nador à Aïn Chock comprenant deux villas et plusieurs bâtiments, ainsi qu’une propriété à Maarif sur un terrain de plus de 5.000 m² abritant 21 villas.
Les détails de la vente de ces biens immobiliers seront examinés lors de la deuxième session prévue à la fin de ce mois. Cette mesure représente une solution stratégique pour sauver les caisses de la ville. Toutefois, cette décision majeure peut susciter des débats et controverses.
