Ils sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux à dénoncer la frénésie…
Casablanca: le wali réagit aux demandes de suppression de palmiers
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Après les campagnes récentes visant à mettre un coup d’arrêt aux plantations de palmiers à Casablanca, le Wali de Casablanca, Mohamed Mhidia, a répondu au mouvement écologique Maroc Environnement 2030-2050.
Les autorités de Casablanca ont décidé de mettre fin à la plantation des palmiers, considérés comme étant un échec urbain et écologique. Salima Belmokadem, présidente du mouvement et ingénieure paysagiste, a déclaré qu’elle a rencontré le Wali Mohamed Mhidia après deux ans de relance à travers des lettres, appels et mises en garde adressés aux élus et aux responsables, ainsi qu’une vaste campagne de sensibilisation.
Elle a précisé, dans ce sens, que « le Wali est le premier responsable de la capitale économique à écouter et à réagir positivement après avoir pris connaissance de notre dernier appel pour sauver le boulevard Zerktouni, principal axe de Casablanca« .
Dans ce cadre, la présidente de ce mouvement a révélé que le Wali s’est engagé à interdire la plantation de palmiers Washingtonia et à ordonner leur arrachage lorsqu’ils gênent la circulation des piétons ou empêchent la plantation d’autres arbres. Pour les rues et boulevards en cours de réhabilitation, il a été décidé de ne planter que des arbres choisis en concertation avec l’association et les autorités.
Concernant le boulevard Zerktouni, le responsable a promis de conserver l’axe central et de planter autant d’arbres que possible, en fonction de leur disponibilité sur le marché, en raison de l’urgence de l’opération. Sur le boulevard de Sidi Abderrahman, les palmiers Washingtonia récemment plantés sur l’axe central seront arrachés et remplacés par des arbres sélectionnés.
Pour rappel, cette lutte contre la prolifération des palmiers à Casablanca est motivée par divers inconvénients signalés par ce mouvement. Selon ce dernier, la plantation des palmiers constituerait une atteinte à l’identité et à la mémoire visuelle de l’espace territorial. Il estime également que les palmiers, surtout les grands, sont très coûteux et ne fournissent pas l’ombre nécessaire que lorsqu’ils sont plantés en groupe.
A cela s’ajoute le fait qu’ils ne procurent pas tous les avantages écologiques dont disposent les arbres, tels que l’absorption du dioxyde de carbone, la purification de l’air, la production d’oxygène, la fixation de la poussière, l’ajustement de l’humidité et la résistance aux conditions climatiques extrêmes, ainsi que la protection contre les inondations, la fixation du sol et la prévention de l’érosion.
