Voici les principaux points du projet de loi n° 54.23 modifiant et complétant la loi…
Ahmed Reda Chami (CESE): 8,5 millions de Marocains ne bénéficient pas de l’AMO
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Le président du Conseil économique, social et environnemental, Ahmed Reda Chami, a souligné mercredi les progrès significatifs réalisés par le Maroc en peu de temps dans la mise en œuvre du projet d’assurance maladie obligatoire.
Le projet d’assurance maladie obligatoire (AMO) constitue un accomplissement sans précédent dans l’histoire du Maroc moderne, a précisé le patron du CESE, révélant qu’aujourd’hui, environ 86,6% de la population est inscrite dans le système d’assurance maladie, contre 60% en 2022.
Lors d’une conférence organisée par le CESE ce mercredi à Rabat, pour présenter les conclusions de son avis sur l’état d’avancement du projet d’extension de l’AMO, Chami a souligné que le progrès réalisé est tangible. Cependant, il a mentionné plusieurs défis soulevés dans cet avis.
Il a ainsi noté qu’à ce jour, 8,5 millions de citoyens restent exclus du bénéfice de l’AMO, parmi lesquels 5 millions ne se sont jamais inscrits. De plus, la part des dépenses de santé supportées par les assurés pourrait atteindre jusqu’à 50% des dépenses totales.
Signes de fragilité
Chami a nuancé son propos en soulignant que la situation financière du système d’assurance maladie présente certains signes de fragilité, notamment en ce qui concerne la couverture des cotisations pour les compensations, avec des disparités entre les différentes situations financières des systèmes.
Si les systèmes destinés aux salariés du secteur privé et le régime AMO Solidarité ont enregistré un équilibre financier en 2023, d’autres systèmes continuent de souffrir, pour diverses raisons, d’un déficit financier technique dans la couverture des cotisations pour les compensations. Cela affecte les délais de remboursement des assurés et le règlement des paiements aux prestataires de services de santé.
Chami a également noté que la majeure partie des dépenses liées à l’AMO est dirigée vers les établissements de soins et d’hospitalisation privés, en raison de la faiblesse de l’offre et de l’attractivité du secteur public. Et d’ajouter que le coût moyen pour un patient dans le secteur privé est parfois cinq fois supérieur à celui du secteur public, en raison de l’absence de protocoles de traitement contraignants.
