Sur l'affaire Pegasus, "Les pays qui ont critiqué le Maroc sont loin d'être des oies…
Affaire Pegasus: la ministre espagnole de la Défense critique les accusations infondées contre le Maroc
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La ministre espagnole de la Défense estime que les allégations du Parti populaire (PP) selon lesquelles le Maroc aurait ciblé le téléphone du président du gouvernement, Pedro Sanchez, ainsi que plusieurs de ses ministres par le biais du logiciel espion Pegasus, sont « sans fondement ».
Margarita Robles, ministre de la Défense de l’Espagne, a démenti ce mardi les accusations du Parti populaire (PP) disant que le Maroc d’être derrière le piratage par le logiciel espion Pegasus des smartphones du président du gouvernement, Pedro Sanchez, et de plusieurs de ses ministres, rapporte Europa Press.
La justice espagnole a rouvert fin avril dernier l’enquête sur ce qu’on appelle désormais l’affaire Pegasus. « Cette réouverture a été ordonnée suite à la réception de nouvelles informations des autorités françaises. L’enquête avait été classée sans suite en juillet 2023 en raison du manque total de coopération juridique de la part d’Israël, qui n’avait pas répondu à la commission rogatoire émise par la Cour nationale« , explique l’agence espagnole.
Un juge espagnol a, en effet, reçu un mandat d’arrêt européen émis par les autorités françaises et qui porte sur une enquête menée en 2021 en France sur le piratage de téléphones de journalistes, d’avocats, de personnalités publiques, de représentants d’organisations gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que de membres du gouvernement français et de députés. Toutes ces attaques ont été réalisées à l’aide du même logiciel espion.
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Le magistrat attendait les rapports des services de renseignement, tandis que la ministre Robles a affirmé que les informations subtilisées grâce au programme Pegasus étaient de nature privée et n’ont pas affecté la sécurité nationale. Ce qui a donné du grain à moudre au Parti populaire (PP), qui a interrogé la responsable sur l’état d’avancement de l’enquête tout en insinuant que le Royaume du Maroc serait impliqué dans cette affaire.
En réponse, Robles a critiqué ces « accusations portées contre le Maroc sans preuves » et demandé au PP d’être « prudent » avec les déclarations faites au Parlement. « Nous devons être respectueux », a insisté la ministre de la Défense, précisant que c’ést à la justice de déterminer la responsabilité du piratage.
La ministre a fait savoir que le Centre cryptologique national (CCN) a transmis à la justice un total de dix rapports et dispositifs, conformément aux requêtes judiciaires dans le cadre de ce dossier. Et de souligner que le gouvernement et les renseignements espagnols ont toujours coopéré avec la justice et continueront de le faire. « C’est nous qui avons été les victimes », a-t-elle conclu.
