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Yassine El Yattioui: «le Mondial 2030 symbolise l’émergence d’un Maroc nouveau»
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L’attribution du Mondial 2030 au Maroc, officialisée le 11 décembre par le conseil de la FIFA, marque une étape historique pour le Royaume, non seulement sur le plan sportif, mais aussi dans ses dimensions diplomatique et économique. Yassine El Yattioui, secrétaire général de NejMaroc et expert en relations internationales, politiques institutionnelles, géopolitique et diplomatie, nous apporte son analyse sur les impacts de cet événement et son importance pour le Royaume.
Cet événement transcende le simple cadre d’une compétition de football pour devenir un catalyseur de transformation globale. Sous la vision éclairée de Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, le Maroc s’affirme comme un acteur majeur sur la scène internationale, en démontrant que stabilité politique, ambition et travail acharné peuvent positionner un pays parmi les grandes nations du sport et du développement.
Le Mondial 2030, organisé en partenariat avec l’Espagne et le Portugal, est une opportunité sans précédent pour le Maroc de consolider sa diplomatie sportive, un outil stratégique déjà largement mobilisé sous le règne de Sa Majesté.
Depuis son accession au trône, SM le Roi Mohammed VI a placé le sport au cœur des priorités nationales, en le percevant comme un levier d’unité nationale, de rayonnement international et de développement économique. Cette victoire diplomatique est le fruit d’années de préparation, d’investissements stratégiques et de positionnement international. À travers ce succès, le Maroc montre à ses voisins africains que rien n’est impossible lorsqu’une vision claire et des efforts collectifs sont mobilisés. Cette attribution renforce également la place du Royaume en tant que pont entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde, consolidant son rôle de hub économique et diplomatique régional.
D’un point de vue économique, les retombées potentielles sont considérables. Selon des études préliminaires, l’organisation du Mondial 2030 pourrait générer des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects, dans des secteurs aussi divers que le commerce, bâtiment, les transports, le tourisme, et les services. Des chiffres récents issus d’organisations spécialisées dans l’économie du sport estiment que les grands événements sportifs internationaux peuvent entraîner une augmentation du PIB de 1 % à 2 % dans les pays hôtes, grâce à l’impact direct des investissements en infrastructures et à l’effet d’entraînement sur l’économie locale. À titre d’exemple, la Coupe du monde 2018 en Russie a généré environ 14 milliards de dollars de retombées économiques, soit 1,1 % de son PIB.
Le Maroc, avec ses atouts géographiques et son dynamisme économique croissant, pourrait espérer des chiffres similaires, voire supérieurs, compte tenu de sa position stratégique et de son rôle croissant sur le continent africain.

L’un des projets phares liés à cet événement est le Grand Stade Hassan II de Benslimane, d’une capacité exceptionnelle de 115 000 places. Ce stade, accompagné de son enceinte omnisports, incarne non seulement l’ambition du Maroc de se hisser au sommet du sport mondial, mais également son engagement en faveur de la durabilité et de l’innovation. Les plans prévoient des infrastructures respectueuses de l’environnement, utilisant des technologies de pointe pour minimiser l’empreinte carbone. Ce projet, emblématique du Maroc moderne, pourrait également servir de pierre angulaire pour une candidature future aux Jeux Olympiques, renforçant la vocation du Royaume à devenir un hub événementiel mondial. En devenant le premier pays africain à organiser une Coupe du monde et potentiellement à accueillir les JO, le Maroc trace un chemin que d’autres nations du continent pourront suivre, inspirées par son exemple.
Le secteur du tourisme bénéficiera également largement de cette dynamique. Déjà en plein essor, le tourisme marocain, qui a attiré presque 16 millions de visiteurs sur cette année 2024 qui se termine bientôt, pourrait connaître une nouvelle explosion grâce à l’exposition médiatique et à l’afflux de visiteurs internationaux. Les retombées ne se limiteront pas aux grandes villes comme Tanger, Marrakech, Casablanca ou Rabat, mais s’étendront aux régions comme l’Oriental et les Provinces du Sud, diversifiant ainsi l’offre touristique du pays. Le Mondial sera une occasion unique de promouvoir des destinations émergentes, de valoriser le patrimoine culturel marocain et de montrer au monde l’hospitalité légendaire du Royaume. Par ailleurs, le développement d’infrastructures modernes, telles que les hôtels, les transports et les installations sportives, permettra d’accroître l’attractivité touristique du Maroc bien au-delà de 2030.
L’économie du sport, un secteur en pleine croissance au niveau mondial, bénéficiera également d’un élan majeur. Le Mondial 2030 offrira une plateforme pour développer davantage les clubs, les ligues et les académies de football, en attirant des investissements nationaux comme ceux déjà orchestrés par le Groupe OCP ou l’UM6P et étrangers comme le groupe emirati, Taqqa. En parallèle, il permettra d’améliorer la pratique sportive au niveau local, en encourageant les jeunes à s’engager dans le sport et en renforçant l’infrastructure pour des activités physiques accessibles à tous. Les bénéfices ne seront pas uniquement économiques, mais également sociaux, avec un impact positif sur la santé, l’éducation et la cohésion sociale.
La cour des grands
Dans une perspective plus large, le Mondial 2030 symbolise l’émergence d’un Maroc nouveau, confiant et tourné vers l’avenir. Il s’inscrit dans la continuité des réformes entreprises sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, récompensant la stabilité politique et le travail acharné de tout un peuple, y compris la diaspora marocaine. En investissant dans le sport et en misant sur son potentiel de transformation, le Maroc envoie un message clair : il aspire à jouer dans la cour des grands, non seulement dans le domaine sportif, mais également en tant que modèle de développement durable et de coopération internationale.
Enfin, cet événement renforcera le soft power du Maroc sur la scène mondiale. En démontrant sa capacité à organiser un événement de cette envergure, le Royaume consolidera sa crédibilité et son influence auprès de partenaires internationaux. Les liens diplomatiques avec l’Europe, déjà solides, en sortiront renforcés, tout comme les relations avec le reste du continent africain. Le Maroc montre ainsi qu’il est possible, grâce à une vision éclairée et à une gestion efficace, de surmonter les défis et de s’élever au rang des nations les plus influentes.
L’attribution du Mondial 2030 est donc bien plus qu’une simple réussite sportive. C’est un symbole d’espoir et d’ambition pour tout un continent, une opportunité unique de transformer le Maroc en profondeur et de le projeter sur la scène internationale comme un acteur incontournable du XXIᵉ siècle. Sous la direction éclairée de Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, le Royaume est prêt à relever ce défi, avec l’enthousiasme et la détermination qui caractérisent son peuple.
2030 marquera ainsi le début d’une nouvelle ère pour le Maroc, un pays qui, à l’instar de son glorieux passé, est résolument tourné vers un avenir grandiose.
L’accord FIFA, officialisé ce lundi 16 décembre au Palais des Congrès de Marrakech après les CAF Awards, marque une étape clé pour le Maroc, qui consolide son rôle de leader sportif et institutionnel en Afrique et à l’international. Avec l’ouverture d’un bureau de la FIFA à Rabat et d’un bureau de la Confederation Africaine de Football (CAF) à Marrakech, en marge des prestigieux CAF Awards 2024 au Palais des Congrès de Marrakech, le Royaume illustre parfaitement son positionnement stratégique et son soft power, fruit de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Cette évolution illustre également un changement fondamental dans le paradigme du football mondial. Longtemps centré sur l’Europe et l’Amérique du Sud, le sport roi se diversifie, intégrant des régions historiquement marginalisées mais désormais incontournables. Le Maroc en est l’exemple parfait : en devenant un modèle institutionnel et une locomotive pour le continent, il prouve que l’Afrique peut non seulement accueillir mais également influencer les grandes décisions du football mondial.
