À l’ONU, le Maroc vote en faveur du moratoire sur la peine de mort

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L'Assemblée générale de l'ONU
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L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, mardi, sa dixième résolution pour un moratoire sur l’application de la peine de mort.

La résolution a été adoptée avec 130 voix en faveur, 32 voix contre et 22 abstentions. Comme annoncé par le ministre de la justice, le Maroc a voté en faveur de cette résolution qui « demande à tous les États d’instituer un moratoire sur les exécutions en vue d’abolir la peine de mort ».

« Le 17 décembre 2024 restera gravé dans les annales des droits humains au Maroc comme une date historique, marquée par l’adoption du moratoire universel contre la peine de mort », se réjouit Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme. Cette décision, dit-elle, réaffirme l’engagement du Maroc pour la protection du droit à la vie et la dignité humaine, un choix souverain et éclairé qui prend une signification particulière à l’occasion du vingtième anniversaire de l’Instance Équité et Réconciliation (IER). Cette expérience unique dans le monde, fondatrice d’un modèle marocain des droits de l’Homme, avait plaidé avec force pour la ratification du Protocole facultatif n° 2 relatif au Pacte international sur les droits civils et politiques, visant l’abolition de la peine capitale.

L’ONU se félicite notamment des mesures prises par des États pour réduire le nombre d’infractions passibles de la peine de mort et limiter l’application de celle-ci, notamment au moyen de commutations de peine.

La résolution se réjouit également des « décisions prises par un nombre croissant d’États, dans toutes les régions et à tous les niveaux de gouvernement, d’appliquer un moratoire sur les exécutions puis, dans de nombreux cas, d’abolir la peine de mort ».

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