Des dirigeants syriens à Ryad pour leur première visite officielle à l’étranger

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Assaad Hassan el-Chibani, ministre des Affaires étrangères du gouvernement syrien de transition. (Photo Sana)

Une délégation comprenant deux ministres du gouvernement syrien de transition et le chef du renseignement est arrivée mercredi à Ryad pour une première visite officielle à l’étranger des nouveaux dirigeants islamistes, a annoncé l’agence officielle syrienne Sana.

Cette délégation conduite par les ministres des Affaires étrangères, Assaad al-Chibani, et de la Défense, Mourhaf Abou Qasra, et le chef des services de renseignement, Anas Khattab, effectue cette visite « à l’invitation du ministre saoudien des Affaires étrangères », a indiqué Sana, citant une source de la diplomatie syrienne.

Selon l’agence, il s’agit de « la première visite officielle à l’étranger » pour les nouveaux dirigeants, arrivés au pouvoir après une offensive éclair qui a renversé le 8 décembre l’ancien président Bachar al-Assad.

En décembre, une source proche du gouvernement avait déclaré à l’AFP qu’une délégation saoudienne avait rencontré à Damas le nouveau dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS).

Lire aussi. Maroc-Syrie: premier contact entre Nasser Bourita et son homologue Assad al-Chaabani

Dans un entretien la semaine dernière avec la télévision saoudienne Al-Arabiya, Ahmad al-Chareh avait déclaré que l’Arabie saoudite « jouerait certainement un rôle très important » en Syrie, où elle pourrait tirer parti de « grandes opportunités d’investissement ».

L’économie et les infrastructures de la Syrie ont été dévastées par la guerre civile qui a éclaté en 2011 avec la répression de manifestations populaires contre le pouvoir de Bachar al-Assad.

Isolement diplomatique

L’Arabie saoudite avait rompu ses liens avec le gouvernement d’Assad en 2012 et soutenu alors les groupes rebelles qui tentaient de le chasser du pouvoir.

Mais en 2023, Ryad a rétabli ses relations avec la Syrie et oeuvré pour le retour de Damas au sein de la Ligue arabe, mettant fin à son isolement diplomatique.

La monarchie conservatrice du Golfe est aussi un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines produite en Syrie et au Liban, selon l’ONU. Le commerce de cette drogue à l’époque d’Assad avait fait de la Syrie l’un des plus importants narco-Etats du monde.

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