Le Premier ministre français François Bayrou a souhaité jeudi que "dans le week-end" le nouveau…
La France promet de riposter si Alger «continue l’escalade»
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La France n’aura pas « d’autre possibilité que de riposter » si « les Algériens continuent cette posture d’escalade », a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères, alors qu’un influenceur algérien expulsé vers l’Algérie jeudi a été renvoyé vers la France.
Parmi « les leviers que nous pourrions activer » figurent « les visas (…), l’aide au développement » ou encore « un certain nombre d’autres sujets de coopération », a détaillé Jean-Noël Barrot sur la chaîne privée LCI, se disant « stupéfait » que les autorités algériennes aient « refusé de reprendre un de leurs ressortissants », dont le dossier est désormais « judiciarisé » en France.
« On a atteint avec l’Algérie un seuil extrêmement inquiétant », a renchéri le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau, un des poids lourds du gouvernement de François Bayrou et figure issue de la droite souverainiste et réputé pour sa ligne hostile à l’immigration.
« Je pense que la France ne peut pas supporter cette situation », a-t-il encore dit, en appelant à « évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition vis-à-vis de l’Algérie » pour « défendre nos intérêts ».
Alors que le président français Emmanuel Macron avait entamé en 2022 un « rapprochement » avec l’Algérie sur « la question du passé colonial », les sujets de tensions se sont accumulés entre les deux pays, partenaires au niveau économique et sécuritaire.
« Doualemn », influenceur de 59 ans, avait été interpellé à Montpellier dans le sud de la France, après une vidéo litigieuse sur TikToK puis mis dans un avion jeudi après-midi pour l’Algérie d’où il a été renvoyé en France le soir même, l’Algérie l’ayant « interdit de territoire », selon le ministère de l’Intérieur.
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De son côté, l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, appelle à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968, pour « poser les limites et assumer le rapport de force avec l’Algérie ».
L’influenceur a été replacé dans la soirée en centre de rétention administrative en région parisienne.
Dans sa vidéo, « Doualemn » appelait à « donner une sévère correction à un homme semblant résider en Algérie », avait précisé mardi le procureur de la République de Montpellier, Fabrice Belargent.
Selon plusieurs opposants algériens en France, interrogés par l’AFP, ces messages se sont intensifiés après que la France a changé de doctrine sur le Sahara.
Le président Emmanuel Macron s’est aligné fin juillet sur l’Espagne et les Etats-Unis, estimant que l’avenir du Sahara s’inscrivait « dans le cadre de la souveraineté marocaine ». Ce qui a causé un réchauffement avec Rabat et une nouvelle crise avec Alger.
Autre sujet de tension, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 75 ans, malade, est incarcéré depuis mi-novembre en Algérie pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
« L’Algérie que nous aimons tant et avec laquelle nous partageons tant d’enfants et tant d’histoires entre dans une histoire qui la déshonore, à empêcher un homme gravement malade de se soigner. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’elle est », avait dit M. Macron devant les ambassadeurs français réunis à l’Elysée.
