PAM: Aboulghali et son frère déférés en liberté, vers un accord avec Bendaou

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PAM: Aboulghali et son frère déférés en liberté, poursuivent le notaire Chenguetti
Salaheddine Aboulghali (centre) en compagnie d’Abderrahim Bendaou (à sa gauche) lors de l’inauguration du Centre Mère-Enfant à la Commune de Mediouna, le 26 septembre 2022 à la Commune de Médiouna © DR.

Le membre suspendu de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Salaheddine Aboulghali, et son frère Abdeslam ont comparu en liberté récemment devant le substitut du procureur près du tribunal de première instance d’Aïn Sebaâ. Ce dernier a accordé un délai pour permettre un règlement à l’amiable du différend portant sur la cession d’un terrain à Abderrahim Bendaou.

Le substitut du procureur a accepté d’accorder ce délai après que l’acheteur du terrain en question, Brahim Moujahid – ancien président de la région Béni Mellal-Khénifra, investisseur dans le secteur des travaux publics et membre du PAM – s’est engagé à restituer le terrain situé dans la province de Médiouna à Bendaou.

Plainte contre le notaire 

Selon des sources concordantes, la défense de Salaheddine Aboulghali a déposé une plainte auprès du procureur général près la cour d’appel de Casablanca contre le notaire Salah Eddine Chinguetti. Ce dernier, également député du PAM et coordinateur provincial du parti dans l’arrondissement de Hay Hassani, est accusé d’irrégularités dans la rédaction du contrat de promesse de vente.

La défense insiste sur l’absence de relation contractuelle directe entre Aboulghali, dont l’adhésion au PAM est suspendue, et l’autre partie impliquée dans le contrat de promesse de vente signé en décembre 2022. Ce contrat stipulait que le paiement devait être complété dans un délai de deux mois, avec une clause résolutoire automatique en cas de non-paiement. Selon la défense, l’implication d’Aboulghali dans cette affaire serait motivée par un règlement de comptes politique.

Elle souligne également que la gestion des biens familiaux est assurée par son frère Abdeslam à travers deux sociétés dont il est le représentant légal, comme l’atteste un extrait du registre du commerce (modèle J).

Interdiction de quitter le territoire

Malgré cette avancée vers un règlement amiable, les passeports de Salaheddine et Abdeslam Aboulghali demeurent confisqués dans le cadre de l’enquête en cours, et ce, malgré les garanties fournies par leur défense.

Lire aussi: PAM: les détails de la plainte d’Abderrahim Bendaou contre les Aboulghali 

Par ailleurs, la commission d’éthique du PAM a entendu, en plus du notaire, d’autres personnes impliquées dans ce litige commercial entre les deux figures du PAM dans la région de Casablanca. Cette enquête vise à établir un rapport détaillé sur ce dossier, qui a provoqué une crise interne au sein du parti, afin d’éviter un scandale similaire à celui de l’affaire « Escobar du Sahara », selon Mehdi Bensaïd, un autre membre de la direction collégiale du PAM.

Des procédures toujours en cours

Depuis septembre dernier, le conflit juridique s’est intensifié, notamment après le dépôt d’une plainte par Abderrahim Bendaou contre Aboulghali. Présentée par Me Tayeb Mohammed Omar au nom du coordinateur régional et propriétaire de la société de promotion immobilière Immo Pralim, cette plainte demandait l’ouverture d’une enquête par la police judiciaire et l’audition de Salaheddine Aboulghali ainsi que de son frère Abdeslam. Cette plainte a marqué le début d’une série de procédures judiciaires contre Aboulghali, suivies de plusieurs autres actions en justice.

Lire aussi: PAM: Aboulghali porte plainte contre le parti pour reprendre son siège

Depuis la suspension de son adhésion au PAM, Aboulghali a dénoncé à plusieurs reprises, via des publications sur Facebook, ce qu’il considère comme une instrumentalisation d’un simple différend commercial à des fins de règlement de comptes politique. Il affirme également qu’aucune plainte initiale n’avait été déposée, contrairement à ce qu’ont annoncé certains dirigeants du parti, dont Mehdi Bensaïd.

De son côté, une source proche d’Abderrahim Bendaou a confirmé que «les procédures judiciaires sont toujours en cours auprès de la police judiciaire», préférant s’abstenir de tout commentaire sur une affaire en cours d’instruction.

Réagissant aux déclarations d’Aboulghali relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias, la même source a expliqué que «le recours à la justice vise avant tout à garantir la protection des droits des parties concernées et à assurer la justice».

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