Les autorités marocaines expulsent neuf Italiens et un Britannique pro-Polisario

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Laâyoune : Expulsion de neuf Italiens et d’un Britannique pro-Polisario
Aéroport Hassan 1er de Laâyoune © MAP

Après avoir interdit l’entrée au Maroc à un groupe d’Espagnols pro-Polisario via l’aéroport de Laâyoune mardi soir, les autorités de la ville ont décidé, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’expulser neuf Italiens et un Britannique, également partisans du front séparatiste du Polisario. Ces derniers ont été reconduits à l’étranger via l’aéroport Mohammed V de Casablanca.

Ces «touristes», entrés au Maroc via l’aéroport de Laâyoune et soupçonnés de soutenir le front séparatiste du Polisario, avaient déjà organisé des activités dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, à travers une association européenne spécialisée dans les spectacles de cirque.

Arrivés au Maroc sous couvert de tourisme, ces ressortissants étrangers avaient en réalité l’intention de mener des activités non déclarées dans les provinces du Sud du Royaume, en violation des lois régissant l’entrée et le séjour des étrangers.

Selon des sources bien informées citées par Hespress, leur expulsion a été décidée conformément aux procédures légales en vigueur, afin de préserver l’ordre public.

Les mêmes sources soulignent que «le Maroc reste ouvert à tous les visiteurs, à condition que les lois en vigueur soient respectées». Le groupe européen a été reconduit hors du territoire marocain dans la nuit via l’aéroport Mohammed V de Casablanca, à destination de leurs pays d’origine.

Cette expulsion intervient seulement deux jours après l’interdiction d’entrée à Laâyoune d’une délégation parlementaire espagnole originaire du Pays basque, pour des raisons similaires.

Lire aussi: Aéroport de Laâyoune: interdiction d’entrée pour cinq activistes espagnols pro-polisario

Cette délégation était composée de Mikel Arroyo Barina Azpetariti, parlementaire du Parti nationaliste basque (PNV), Jon Hernández Hidalgo, parlementaire du parti de gauche SUMAR, Amankai Amits Villabla Eguilez, parlementaire de l’alliance Euskal Herria, ainsi que de Larraori Arangorin Estebaz, avocate au Parlement basque, et Itsaso Fernandez Andoiza, militante des droits de l’Homme en charge du dossier du Sahara au sein de la fondation basque Euskal Fondoa.

Selon les autorités marocaines, cette délégation comptait «mener des actions servant l’agenda du groupe séparatiste dans les provinces du Sud». Elles ont également affirmé que «ces agissements dépassent les cadres légaux et constituent une violation des usages diplomatiques».

 

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