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Affaire Hicham Jerando: le tribunal maintient la mineure Malak Tahiri en détention
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Le tribunal correctionnel d’Aïn Sebaa a décidé de reporter à jeudi prochain le procès de Malak Tahiri, la nièce mineure du youtubeur Hicham Jerando, basé au Canada.
Cette décision vise à donner aux avocats de la jeune fille – âgée de 14 ans selon sa famille et de 15 ans d’après le parquet – le temps nécessaire pour préparer sa défense, selon les informations d’Al Aoual.
Le procureur du Roi près le même tribunal avait ordonné, le 1er mars, l’arrestation de plusieurs membres de la famille de Hicham Jerando, notamment sa sœur, son mari et leurs enfants, dont Malak Tahiri. Tandis que les autres ont été placés en détention à la prison d’Oukacha à Casablanca, la jeune fille a été présentée au juge des enfants, qui a décidé de la transférer au Centre de sauvegarde de l’enfance Abdeslam Bennani. Cette mesure a été prise pour la protéger dans le cadre de l’enquête en cours.
Lors d’une conférence de presse tenue mardi dernier en réponse aux réactions sur les réseaux sociaux, Jamal Lahrour, substitut du procureur du Roi auprès du Tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaa, a indiqué que la mineure est poursuivie dans l’affaire du «réseau de diffamation et de cyber-extorsion s’activant depuis le Canada».
Conformément aux procédures légales applicables aux mineurs, Malak Tahiri a été déférée devant le juge des mineurs, qui a décidé de son placement dans un centre de protection, contredisant ainsi certaines allégations affirmant qu’elle aurait été incarcérée avant ce transfert. Elle a été interrogée samedi dernier en présence de son tuteur légal au parquet, avant d’être déférée devant le juge des mineurs.
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Par ailleurs, Lahrour a précisé que le numéro de téléphone utilisé pour menacer la plaignante – victime de diffamation, de menaces et d’extorsion via WhatsApp – avait été installé sur le téléphone de la mineure. Celle-ci aurait activé plusieurs cartes SIM avant d’envoyer les codes à son oncle, actuellement en fuite au Canada. L’enquête révèle que la mineure a contribué, de manière instrumentalisée, à certains actes criminels commis par le principal suspect.
Les investigations se poursuivent afin de démêler l’ensemble des implications de cette affaire qui, en plus de susciter l’attention des médias, alimente un vif débat sur l’utilisation de mineurs dans des réseaux criminels complexes.
