Le maire d'opposition d'Istanbul Ekrem Imamoglu a été suspendu de ses fonctions et incarcéré dimanche…
Le Congrès du Conseil de l’Europe dénonce la détention du maire d’Istanbul
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Le président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, Marc Cools, a réclamé lundi la « libération immédiate » d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul, estimant que son placement en détention était une « manoeuvre calculée » et sapait « l’équité des processus électoraux ».
« Mettre le maire Imamoglu en prison quand il devait être choisi comme candidat à la présidence de son parti n’a rien à voir avec la justice, et tout à voir avec la politique », a dénoncé dans un communiqué le Belge Marc Cools, membre du conseil municipal d’Uccle.
« Il s’agit d’une manoeuvre calculée visant à saper l’intégrité et l’équité des processus électoraux, et qui constitue une atteinte à la démocratie », a-t-il ajouté.
Ekrem Imamoglu, principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, a été arrêté mercredi, démis officiellement dimanche de ses fonctions et incarcéré à Silivri, dans l’ouest d’Istanbul. Il est accusé de « corruption », ce qu’il réfute, dénonçant « une exécution sans procès ».
Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force de l’opposition, a officiellement désigné M. Imamoglu comme candidat à la prochaine élection présidentielle prévue en 2028, à l’issue d’une élection primaire qui s’est tenue dimanche.
Marc Cools a également appelé l’université d’Istanbul « à revenir sur la révocation du diplôme » obtenu par Ekrem Imamoglu en 1994. « Le lui retirer plus de trente ans après l’avoir obtenu, et au moment où il en avait besoin, ne peut être une coïncidence. L’université devrait le lui rendre », a-t-il déclaré.
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Le président du Congrès des pouvoirs locaux a souligné que la Turquie, en tant que membre du Conseil de l’Europe, « s’est engagée à respecter et à défendre les valeurs démocratiques, l’État de droit et les droits humains ». « Nous appelons les autorités turques à respecter ces engagements », a-t-il conclu.
Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux doit tenir une nouvelle session jeudi à Strasbourg. Chargée de renforcer la démocratie locale, l’instance compte 306 membres représentant plus de 130.000 collectivités locales et régionales des 46 Etats membres du Conseil de l’Europe.
