La présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach, s’est vu décerner,…
Amina Bouayach, l’inlassable défenderesse des droits de l’Homme
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Nommée en 2018 puis confirmée ce vendredi 28 mars par le roi Mohammed VI à la tête du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach a été de tous les combats. Portait d’une femme toujours engagée pour l’égalité et la dignité.
Amina Bouayach, dont le mandat à la tête du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) vient d’être renouvelé, est née en 1957 à Tétouan. Ancienne ambassadeure du Royaume du Maroc en Suède et en Lettonie, elle a occupé le poste de secrétaire générale et celui de vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), basée à Paris.
Bouayach n’a jamais hésité à prendre position de manière très tranchée sur les sujets de société, surtout lorsqu’il s’agit de défendre des causes nobles. Elle a d’ailleurs lancé la campagne pour l’interdiction du mariage des mineures. La réforme de la Moudawana en restreint la pratique depuis 2004, mais sans pour autan l’interdire de manière formelle. Et à l’époque, Bouayach a proposer une réécriture de la loi.
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Titulaire d’un master en économie politique, la présidente du CNDH a été membre de l’Organisation arabe des droits humains, basée au Caire, de la Fondation euro-méditerranéenne de lutte contre les disparitions forcées, du Forum régional de la région MENA pour la ratification du Protocole relatif à la convention contre la torture, et de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus.
Bouayach a également été la première femme présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH) en 2006. En 2011, elle a été nommée membre de la Commission consultative de révision de la Constitution.
Bouayach a été, en outre, coordinatrice des ONG africaines lors du sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba en 2014, ainsi que membre du groupe du forum euro-méditerranéen des droits de l’Homme « Freedom of association » (2009-2011), membre du secrétariat général de l’organisation Communauté des démocraties (Chili 2013) et membre de la Commission consultative de la Conférence de Copenhague sur le dialogue des civilisations et la protection de la liberté d’expression.
