Denrées alimentaires: les légumes battent des records de marge à Casablanca

Publié le
Casablanca Denrées alimentaires légumes
Les prix sur le marché de gros de Casablanca et dans les abattoirs municipaux sont relevés par Casa Prestations

Si les prix des denrées alimentaires affichaient une relative stabilité sur les marchés de gros, l’analyse des marges commerciales révèle un contraste marqué. Les légumes en particulier enregistrent des écarts de prix impressionnants entre l’achat et la revente.

Comme chaque semaine, Casablanca Prestations a publié mercredi dernier les prix des denrées alimentaires pratiqués sur le marché de gros des fruits et légumes de Casablanca et aux abattoirs municipaux de la ville pour ce qui est des viandes rouges. Le constat général laisse apparaître une relative stabilité des prix par rapport à la semaine précédente. Cette tendance concerne la majorité des produits, hormis quelques variations légères observées du côté des légumes.

Ainsi, le prix de la tomate a légèrement augmenté, passant d’entre 1,20 à 4 dirhams (DH) la semaine précédente entre 1,30 à 4,50 DH. Le chou blanc, en revanche, a connu une baisse, se négociant entre 0,70 et 1,30 DH, contre 0,80 à 1,50 DH sept jours avant. Quant au concombre et à l’aubergine, si leurs prix planchers est sont inchangés à 1,50 DH, leurs prix maxima ont augmenté à 2,80 DH et 3 DH respectivement, contre 2,50 DH précédemment.

Du côté des fruits, seule la banane douce locale affichait une baisse de son prix plafond de 11,50 DH à 11 DH, avec un minimum stable à 8 DH. Les autres fruits de saison, tels que l’avocat (25 à 38 DH), l’orange (3 à 5,50 DH) ou encore la pomme locale (6 à 12 DH), n’ont connu aucune variation. Il faut également noter l’arrivée de la pastèque sur les étals, affichée entre 4 et 7 DH le kilo.

Concernant les viandes rouges, les prix minimaux restent inchangés à 65 DH pour la viande ovine et 75 DH pour la viande bovine. Le prix maximal de cette dernière s’est légèrement contracté, passant de 90 à 89 DH le kilo, tandis que la viande ovine a vu son prix diminuer de 5 DH, passant de 110 à 105 DH.

Des marges impressionnantes sur les légumes

Au souk de Bab Marrakech, où nous nous sommes rendus en fin de semaine dernière, les commerçants vendaient les légumes à des prix bien au-dessus de ceux pratiqués sur le marché de gros. La tomate, la pomme de terre et l’aubergine, par exemple, étaient affichées à 6 DH le kilo, contre des prix maxima respectifs de 4,50 DH, 3 DH et 3 DH au marché de gros. D’autres produits, comme le chou-fleur et la courgette, atteignaient 8 DH. Les concombres se vendaient à 5 DH, tout comme la carotte, tandis que le chou blanc culminait à 4 DH.

Pour les fruits, les écarts étaient tout aussi frappants. La banane locale, achetée à 11 DH au prix plafond, était revendue à 14 DH le kilo, tandis que la banane importée se négociait à 20 DH le kilo. Quant à la pastèque, elle affichait un tarif de 4 DH le kilo.

Lire aussi : Tension au marché de gros de Casablanca, les commerçants menacent de faire grève

Du côté des viandes rouges, les prix variaient entre 100 et 120 DH le kilo pour le mouton et entre 100 et 105 DH le kilo pour la viande bovine, selon les boucheries. Faut-il le préciser, les bouchers interrogés ont précisé qu’ils ne commercialisent que de la viande locale et non importée.

En analysant ces écarts, il ressort que les marges des commerçants sur les fruits et légumes atteignent en moyenne 3 DH par kilo, et environ 15 DH sur les viandes rouges. Ces marges, bien que paraissant modestes, représentent des pourcentages impressionnants sur certains légumes, dépassant parfois les 100%. La carotte affichait, par exemple, une marge équivalente à 150%, tandis que les choux blancs et choux-fleurs présentent des hausses de plus de 200%. En moyenne, la différence entre les prix de gros et les prix de détail des légumes avoisine 88%.

Pour la viande rouge, les marges en valeur absolue représentent une part proportionnellement plus faible. Sur le marché de Bab Marrakech, elles se situent autour de +14% pour le mouton et +19% pour la viande de bœuf.

En somme, si les commerçants appliquent des marges importantes sur les légumes, ces écarts, en comparaison, restent plus modestes sur la viande rouge. Ces écarts de marges révèlent non seulement une stratégie économique où les produits agricoles frais génèrent des bénéfices surprenants, mais posent aussi la question de l’équité et de la transparence dans la formation des prix pour les consommateurs.

La rédaction vous conseille

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l'actualité du jour : politique, international, société...

Denrées alimentaires: les légumes battent des records de marge à Casablanca

S'ABONNER
Partager
S'abonner