Cannabis au Maroc: la surface légale de culture de la «Beldiya» triple en un an

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Cannabis traditionnel au Maroc: trois fois plus de terres pour la culture légale
La surface plantée cette saison atteindra plus de 3.500 hectares, contre environ 1.100 hectares lors de la précédente © DR.

La culture légale du cannabis la variété traditionnelle, dite Beldiya, connaît une forte expansion dans les provinces autorisées du Maroc, avec une surface cultivée qui a triplé par rapport à l’an dernier, marquant une nouvelle étape dans la structuration du secteur.

Depuis début avril, les provinces marocaines autorisées à cultiver du cannabis — Al Hoceïma, Chefchaouen et Taounate — ont entamé la saison de plantation de la «Beldiya», la variété locale traditionnelle.

Selon une source au sein de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), la surface plantée cette année atteindra plus de 3.500 hectares, contre environ 1.100 hectares lors de la saison précédente.

Cette forte croissance est en partie attribuée aux conditions climatiques: les fortes pluies et chutes de neige en février et mars ont retardé les semis.

L’ANRAC, en coordination avec l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), accompagne activement les agriculteurs pour assurer un encadrement technique rigoureux.

L’importation de nouvelles semences est également en cours de finalisation, avec des plantations prévues en juin. Ces graines sont soumises à des contrôles stricts de qualité pour répondre aux normes agricoles, techniques et sanitaires.

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Cette expansion s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de structuration et d’organisation de la filière du cannabis, avec pour objectif de promouvoir un modèle économique alternatif, orienté vers le développement durable dans les régions concernées.

Il est important de noter que la production du «Beldiya» est strictement destinée aux industries médicales et pharmaceutiques. Les coopératives doivent signer des contrats fermes avec des acheteurs agréés, garantissant ainsi que les récoltes soient destinées à des usages légaux. En cas d’impossibilité d’écouler la production, les producteurs sont tenus de réduire le taux de THC en dessous de 1% pour tout excédent.

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