Abdelilah Benkirane a conforté son leadership au sein du Parti Justice et Développement (PJD), en…
Réélu, Benkirane prêt à attaquer le ministère de l’Intérieur en justice
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Réélu ce dimanche à la tête du Parti de la justice et du développement (PJD) lors du 9ᵉ congrès national à Bouznika, Abdelilah Benkirane n’a pas tardé à attaquer le ministère de l’Intérieur, annonçant son intention de porter plainte pour non-versement du financement public destiné à l’organisation du congrès.
Dans son premier discours après son élection, Benkirane a déclaré: «Le ministre de l’Intérieur doit se préparer à répondre devant la justice administrative. Quelle que soit la décision du tribunal, nous l’accepterons».
Après avoir révélé qu’il a chargé l’avocat Abdessamad Idrissi, membre du parti, de préparer le dossier judiciaire, Benkirane a insisté sur le fait que son parti fonctionnait grâce aux contributions de ses membres.
«Nous n’avons aucune relation avec les États-Unis, la Russie, ou les pays du Golfe», a-t-il dit citant le Roi Mohammed VI «Comme me l’a dit Sa Majesté… Nous sommes un parti comme les autres».
Une lourde charge
S’exprimant sur sa réélection, il n’a pas caché ses fortes émotion : «Je suis humain, et l’humain est faible… Mais porter cette responsabilité est une lourde charge».
Le secrétaire général du parti conservateur pour un quatrième mandat a précisé que le PJD se prépare déjà pour les prochaines élections de 2026. «Nous participerons aux élections. Si l’on nous vole notre droit, nous ne nous tairons pas», a-t-il averti.
Message aux Israéliens
Sur la question palestinienne, Benkirane a renouvelé son soutien total au peuple palestinien, condamnant les exactions d’Israël, et a adressé un message aux dirigeants israéliens: «Si une opportunité de réconciliation avec les Palestiniens se présente, saisissez-la. Ne vous laissez pas tromper par vos victoires militaires ou par le soutien de Trump et des États-Unis».
Enfin, Benkirane a appelé les partis politiques marocains à préserver leur indépendance et à rejeter l’usage de l’argent dans les campagnes. «L’argent ne doit pas être un moyen d’attirer les citoyens. Un homme politique ne doit pas devenir ministre simplement parce qu’il a insulté Benkirane».
