La situation des charges et ressources du Trésor dégage un excédent budgétaire de 5,9 milliards…
Budget national : l’exécution budgétaire affiche un excédent au 1er trimestre 2025
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Le premier trimestre 2025 s’est soldé sur un excédent budgétaire significatif dans l’exécution de la loi des finances 2025. Preuve d’une gestion maîtrisée des ressources et des charges, des investissements publics et d’une bonne dynamique fiscale.
Selon une note émanant du ministère de l’Economie et des Finances, l’exécution de la loi de finances à fin mars 2025 affiche des résultats positifs. Une note positive qui traduit une gestion budgétaire maîtrisée. Dans les les chiffres, «le solde budgétaire s’est élevé à 5,9 milliards de dirhams (MMDH), grâce à des ressources ordinaires, hors recettes d’emprunts, atteignant 184,1 MMDH, contre des charges limitées à 178,2 MMDH» lit-on. En intégrant les recettes d’emprunts de 29,2 MMDH et les amortissements de la dette fixés à 12,1 MMDH, l’excédent global des ressources sur les charges s’établit à 23,1 MMDH.
La note précise que durant les trois premiers mois de l’année, les ressources globales de l’État ont atteint 213,4 MMDH. Cela représente 32,4 % des prévisions inscrites dans la loi de finances. Les recettes ordinaires, moteur principal des ressources de l’État, s’élèvent à 114 MMDH, soit 53,4 % du total, avec un taux de réalisation de 30,9 %. Composées à 91,7 % de recettes fiscales et à 8,3 % de recettes non fiscales, ces performances traduisent la solidité de la base fiscale.
Charges contrôlées et dynamique d’investissements
Toujours selon la source, les recettes des comptes spéciaux du Trésor (CST) ont totalisé 69,5 MMDH, avec un taux de réalisation remarquable de 42,9 %. Quant aux recettes d’emprunts à moyen et long termes, elles ont atteint 29,2 MMDH, tandis que les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) ont généré 685 millions de dirhams.
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En ce qui concerne les charges totales de l’État au T1, elles se sont chiffrées à 190,3 MMDH, soit 26,4 % des prévisions de la loi de finances. Les dépenses ordinaires du budget général ont avoisiné les 54,2 % de ces charges, à 103,2 MMDH, dont 42,5 % alloués aux dépenses de personnel. Les dépenses d’investissement, pour leur part, se sont évaluées à 28 MMDH, soit un taux de réalisation de 21,8 %.
Pour ce qui est des dépenses émanant des CST, elles ont été de l’ordre de 46,9 MMDH, avec un taux de réalisation de 28,8 %, tandis que les amortissements de la dette se sont élevés à 12,1 MMDH, représentant 6,4 % des charges globales.
« En plus d’un solde ordinaire excédentaire de 10,7 MMDH, ce premier trimestre met en lumière une gestion équilibrée des ressources et des charges. Les performances des recettes fiscales et la maîtrise des dépenses témoignent d’une résilience budgétaire solide, un gage de confiance pour les mois à venir », rapporte la source.
Par ailleurs, ces résultats traduisent également un engagement soutenu en faveur des investissements publics, tout en consolidant la trajectoire des équilibres financiers.
