Motion de censure: l’opposition relance la pression contre le gouvernement

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Vers une motion de censure coordonnée contre le gouvernement Akhannouch
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L’opposition parlementaire intensifie ses efforts pour déposer une motion de censure contre le gouvernement Akhannouch, relançant ainsi l’un des instruments les plus puissants de contrôle de l’Exécutif prévu par la Constitution.

Selon une source issue des rangs de l’opposition, les discussions actuelles se déroulent dans un climat de sérieux et de volonté de consensus, contrastant avec l’échec de la tentative précédente menée par le groupe socialiste, fragilisée par des désaccords internes et un manque de coordination.

L’objectif déclaré est de confronter le gouvernement à ses choix politiques et sociaux, que l’opposition juge responsables de la dégradation des indicateurs économiques, du recul des libertés et de l’aggravation des inégalités sociales.

Cette démarche s’appuie sur l’article 105 de la Constitution marocaine, qui permet à la Chambre des représentants de voter une motion de censure, à condition qu’elle soit signée par au moins un cinquième des députés et approuvée par la majorité absolue des membres.

Tractations et calculs politiques

Au-delà de la formulation du texte, les tractations portent sur le moment opportun pour présenter la motion et sur la possibilité réelle de réunir une majorité suffisante pour son adoption.

Des concertations discrètes sont en cours entre plusieurs formations : Union constitutionnelle (UC), Union socialiste des forces populaires (USFP), Parti du progrès et du socialisme (PPS) et Parti de la justice et du développement (PJD). Toutes évaluent la pertinence stratégique de ce geste dans un contexte politique tendu, marqué par une montée des critiques contre la majorité.

Le PJD officialise sa participation

Dans un communiqué publié ce dimanche, le PJD a confirmé sa participation à cette initiative, suite à une décision actée lors de la première réunion de son secrétariat général après son dernier congrès.

Le parti considère cette motion comme un exercice démocratique essentiel, apte à raviver le débat politique national et à mettre le gouvernement face à ses engagements non tenus, notamment en ce qui concerne le programme validé par la majorité parlementaire.

Le PJD dénonce en outre une gestion unilatérale et excluante des réformes majeures, une multiplication des conflits d’intérêts, des abus de pouvoir, ainsi que le refus de coopération des partis de la majorité dans la mise en place d’une commission d’enquête sur les défaillances liées à la gestion du soutien public à l’importation du bétail.

Dynamique risquée mais symbolique

Avec cette prise de position, le PJD rejoint officiellement la dynamique de coordination de l’opposition, qui entend activer l’un des rares leviers constitutionnels pour remettre en cause la politique gouvernementale.

Toutefois, la réussite de cette motion dépendra de la capacité de l’opposition à s’unir durablement et à mobiliser les voix nécessaires. Son échec, en revanche, pourrait une nouvelle fois révéler les fragilités structurelles de l’opposition marocaine.

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