Face à la concurrence, le Maroc tente de soutenir sa filière agrumicole avec une prime…
1er Congrès national des agrumes: «Le Maroc est le pays qui soutient le moins la filière» (ministère)
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Marrakech accueille le 1er Congrès national des agrumes du 13 au 15 mai. Organisé par Maroc Citrus, cet événement vise à discuter des problématiques et des défis majeurs de la filière.
C’est une salle archicomble du Plaza Hôtel qui a accueilli ce mardi professionnels, institutionnels et experts du secteur. Venus des quatre coins du pays, mais aussi de l’international, les participants ont démontré un intérêt particulier pour ce 1er Congrès national des agrumes.
Dans son mot d’ouverture, Kacem Bennani Smires, président de Maroc Citrus, a souligné le caractère spécial de cette rencontre, qui intervient à «un moment où le Maroc s’inscrit dans une dynamique exceptionnelle pour la lutte contre la sécheresse».
Un vivier d’emplois important
À sa suite, Arrach Redouane, secrétaire général du département de l’Agriculture, a mis en avant l’importance de la filière et les défis qu’elle doit relever. Le représentant du gouvernement a rappelé que «le secteur des agrumes est une filière historique qui reflète, dans son évolution, la trajectoire de l’économie et les nombreuses transformations qu’elle a connues».
Il a également souigné que le secteur des agrumes, ce n’est pas seulement des fruits et des jus, «c’est aussi un vivier d’emplois, avec environ 150.000 postes, et un chiffre d’affaires avoisinant les 10 milliards de dirhams, dont la moitié est issue des exportations».
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La résilience du secteur est l’un de ses principaux atouts, a poursuivi le SG du département de l’Agriculture, notant que la filière a su s’adapter aux différentes mutations du pays, notamment grâce à la volonté des acteurs et aux stratégies mises en place, comme le Plan Maroc vert.
Les performances du secteur ont ainsi connu une croissance notable. Alors que la surface cultivée s’élevait à 1.500 hectares par an dans les années 1990, elle est passée à 3.000 hectares dans les années 2000, atteignant 5.000 hectares en rythme de croisière avec le Plan Maroc Vert.
Congrès national des agrumes: une réflexion sur les enjeux du secteur
Abordant les défis à relever par le secteur, Arrach Redouane a cité: le renouvellement et la reconversion du verger, le rééquilibrage de la production, le stress hydrique, la concurrence internationale et la structuration de la filière. Concernant le premier point, il a reconnu que «nous n’avons pas réussi à renouveler le verger comme il le faudrait».

Face à ces défis, le responsable a regretté que «le Maroc soit le pays qui accorde le moins de soutien au secteur des agrumes dans le bassin méditerranéen». Il a alors insisté sur le besoin d’un appui renforcé, affirmant que «le secteur a besoin d’aide».
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Des recommandations fortes ont été formulées au cours de cette séance inaugurale. Arrach Redouane a notamment insisté sur la nécessité d’accentuer la recherche et le développement afin d’obtenir de nouvelles variétés, car «avoir de nouvelles variétés, c’est sécuriser de nouvelles parts de marché».
Compenser par la productivité
Il a également plaidé pour une augmentation de la productivité. «La baisse de la superficie cultivée n’est pas un problème en soi. Il faut se concentrer sur l’amélioration de la productivité, car on peut faire mieux avec moins», a-t-il lancé.
Enfin, la restructuration de l’interprofession a été soulignée comme une priorité pour renforcer la cohésion et l’efficacité du secteur.
Cette séance inaugurale a également vu les interventions de Mohamed Fikrat, président du directoire du Groupe Crédit du Maroc, Rachid Benali, président de la COMADER, et Ghaouti Lamiae, directrice générale de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Le 1er Congrès national des agrumes, organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, se déroule sur trois jours. Placé sous le thème «Challenges multiples sur la filière des agrumes: quels leviers pour agir?», il s’annonce comme un rendez-vous clé pour l’avenir du secteur.
