Démolitions à Dar Bouazza: planning, objectif, sites ciblés… Les précisions de la commune (vidéo)

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Le littoral de Dar Bouazza fait l’objet depuis hier jeudi d’une vaste opération de libération de l’espace public. Plusieurs restaurants et plages privées qui s’y étaient établis depuis des années sont en cours de démolition.

Ces lieux, autrefois prisés par les habitants, les touristes ou encore les habitués cherchant à fuir l’encombrement de Casablanca, étaient devenus des destinations populaires pour profiter d’un café, d’une baignade ou d’un repas pieds dans l’eau.

Dès les premières heures de la matinée de jeudi, bulldozers en tête, les engins de démolition ont pris la direction des sites concernés. Deux établissements très connus, le Café Atlantic et Oceana Beach, ont déjà été rasés. Et ce n’est que le point de départ.

Cette opération fait suite à une visite effectuée en avril dernier par une commission mixte composée de représentants de la province de Nouaceur, de la commune de Dar Bouazza et d’autres services compétents. L’inspection a abouti à la décision ferme de procéder à la démolition de toutes les installations illégales, nous déclare Abdellah Hamdi, vice-président de la commune de Dar Bouazza.

Ce dernier ajoute que cette campagne s’inscrit dans le cadre de la libération du domaine public maritime, occupé depuis plusieurs années par des cafés, restaurants et plages privées situés sur le littoral de Dar Bouazza.

Lire aussi: Dar Bouazza: démolition de plusieurs restaurants et plages privées (vidéo)

Selon notre source, les opérations de démolition, qui seront suspendues le samedi et le dimanche, puis reprendront le lundi, couvrent la zone allant de Oued Merzeg à Tamaris. Elles ciblent plusieurs établissements balnéaires et restaurants privés ne disposant d’aucune autorisation d’exploitation. « À titre d’exemple, le café Atlantic, installé depuis plusieurs années sur cette plage, a été démoli, car il ne possède aucune autorisation de construction. »

D’autres propriétaires, bien qu’ayant obtenu des dérogations, ont investi dans ces projets en connaissance de cause, sachant pertinemment que la construction sur le domaine maritime est interdite, souligne Hamdi. Pourtant, « il est impossible de posséder une plage ou des rochers, car ces espaces relèvent du domaine public. Par ailleurs, il faut savoir que la prescription ne s’applique pas sur le domaine public.»

Les autorités ciblent spécifiquement les restaurants, plages et cafés installés de manière illégale et ne peuvent en aucun cas démolir des constructions légales qui possèdent toutes les autorisations nécessaires, poursuit notre interlocuteur. En effet, « s’agissant des cafés et restaurants autorisés, aucune décision de démolition n’a été prise à ce jour« .

Lire aussi. Drogue et criminalité: vaste opération sécuritaire sur les plages de Dar Bouazza

Pour rappel, une première opération de démolition avait été lancée il y a environ cinq mois, affectant plus de 300 cafés-restaurants répartis dans plusieurs zones, dont Errahma, Bouskoura, Dar Bouazza et Ouled Saleh, entre autres.

En juin 2024, sept établissements situés sur la plage de Dar Bouazza avaient déjà reçu une notification officielle de l’ancien gouverneur de la province de Nouaceur, Abdellah Chater. Ce courrier leur ordonnait de libérer les lieux dans un délai de 15 jours.

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