Hamid El Mahdaoui visé par deux nouvelles plaintes d’Abdellatif Ouahbi

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Hamid El Mahdaoui visé par deux nouvelles plaintes d'Abdellatif Ouahbi
© Collage H24info

Le journaliste Hamid El Mahdaoui, déjà condamné à 18 mois de prison ferme, fait face à deux nouvelles plaintes déposées par le ministre de la Justice.

Dans un nouvel épisode des affaires qui l’opposent à Abdellatif Ouahbi,  le journaliste Hamid El Mahdaoui a révélé, ce lundi 26 mai, avoir reçu deux nouvelles plaintes déposées contre lui par le ministre de la Justice. Ces nouvelles procédures portent à cinq le nombre total de plaintes introduites par le ministre à l’encontre du journaliste.

El Mahdaoui a déclaré sur ses réseaux sociaux qu’il avait reçu ces nouvelles convocations judiciaires vers midi, soit quelques heures seulement avant son passage prévu devant le tribunal dans le cadre d’une autre affaire le concernant: celle des 1,5 million de dirhams.

En première instance, le journaliste et célèbre chroniqueur sur YouTube a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme dans le cadre d’un des procès intentés contre lui par le ministre de la Justice. Le tribunal a également condamné le directeur de publication du site d’information Badil à verser des dommages-intérêts à la partie civile, à savoir Abdellatif Ouahbi, d’un montant de 1,5 million de dirhams.

Dans sa publication annonçant de nouvelles plaintes de l’ancien SG du Parti authenticité et modernité (PAM), El Mahdaoui dénonce ce qu’il qualifie de «pression systématique» exercée à un moment particulièrement sensible, à moins de deux heures de sa comparution devant le juge.

Une double pression judiciaire et administrative

En parallèle de cette pression judiciaire, El Mahdaoui a également révélé avoir été informé le 19 mai de la suspension de sa carte de presse professionnelle, décidée le 17 avril par la Commission provisoire chargée de la presse, mise en place par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch.

Motif invoqué par la Commission de discipline présidée par Mohammed Selhami: l’utilisation du terme dialectal «selgout» (délinquant) dans une de ses vidéos. Une deuxième procédure a aussi été lancée pour lui refuser le renouvellement de sa carte, une mesure validée par le tribunal administratif le 21 mai, selon lui sans prise en compte des pièces fournies par sa défense lors des délibérations.

«Campagne méthodique» contre El Mahdaoui

Face à cette série de procédures qu’il qualifie de «campagne méthodique» menée à son encontre via des sites et pages «douteux», Hamid El Mahdaoui affirme être traité comme un «citoyen de seconde zone, privé de ses droits constitutionnels».

Cette multiplication des poursuites à l’encontre du journaliste intervient dans un contexte marqué par une vive controverse sur l’état de la liberté de la presse au Maroc.

La situation alimente les débats sur le rôle de la justice dans la protection – ou au contraire la restriction – des libertés fondamentales, alors que les tensions entre certains journalistes critiques et certaines autorités continuent de s’aggraver.

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