Interpellé sur l'absence de Brahim Díaz de la liste des joueurs retenus pour les deux…
Walid Regragui: le début de la fin? (vidéo)
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Si Walid Regragui est devenu le héros de toute une nation après le Mondial 2022, aujourd’hui, le sélectionneur national voit sa popularité baisser auprès d’une large partie des supporters des Lions de l’Atlas.
Depuis plusieurs mois, les choix tactiques du sélectionneur national font l’objet de débats passionnés. Et ce, même après son record de 12 victoires consécutives à la tête de l’équipe nationale. Et les deux derniers matchs de la sélection n’ont fait que renforcer l’idée que le technicien est arrivé à sa limite avec les Lions de l’Atlas.
Les Marocains aiment les victoires, certes, mais pas de n’importe quelle manière. Récemment, le onze national présente un football on ne peut plus stérile. L’animation offensive est à son plus bas, l’on a l’impression que le coach ne met en place aucun schéma tactique, malgré un effectif bourré de très bons profils.
Lors de la trêve internationale du mois de juin, les Lions de l’Atlas ont disputé deux matchs amicaux, contre la Tunisie (2-0) et contre le Bénin (1-0). Si ces rencontres ont été remportées par la sélection nationale, elles ont tout de même laissé un goût amer chez une grande partie des supporters.
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Notons toutefois que ce rassemblement a été marqué par l’absence de plusieurs cadres des Lions. Nayef Aguerd, Brahim Diaz, Abde Ezzalzouli, Chadi Riad et Noussair Mazraoui souffrent tous de blessures en cette fin de saison, offrant ainsi à Regragui l’opportunité de faire jouer de nouveaux profils. Mais cela n’empêche pas le fait que la sélection perd son charme auprès des supporters car cette situation perdure depuis plusieurs rassemblements.
Il est vrai que le coach vient de battre un record national (12 victoires d’affilée), mais il ne faut pas nier que plusieurs facteurs « externes » y sont pour quelque chose. Depuis la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations, le Maroc joue ses matchs contre des nations moyennes, à l’image du Lesotho, de la République centrafricaine ou encore le Niger pour ne citer que ceux-là. De plus, Hakimi et Cie ont disputé quasiment tous leurs matchs à domicile et… avec un arbitrage plus ou moins favorable.
Car, on ne va pas se le cacher, lors de ces derniers matchs, l’arbitrage a bel et bien mis du sien. Deux penaltys pour la Tunisie et le Bénin n’ont pas été sifflés par les arbitres des deux rencontres. Les résultats auraient donc pu être totalement différents de ce qu’on a pu voir.
À votre avis, le Bénin méritait-il un penalty sur cette intervention de Targhaline ? 🤔🇧🇯🇲🇦 pic.twitter.com/5MbVM8BBWj
— KoraMaroc (@AtKoraMaroc) June 9, 2025
Aussi, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) n’hésite pas à offrir au sélectionneur les meilleures conditions possibles pour réussir sa mission, en plus de batailler dur pour attirer d’excellents joueurs dans la sélection.
L’on peut fièrement avancer qu’actuellement, l’on dispose du meilleur effectif que le Maroc n’ait jamais connu sur le plan individuel. Mais que fait Regragui de tous ces profils? Remporter à grand-peine des matchs contre des sélections ne faisant pas partie des meilleures du continent.
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En conférence de presse après la rencontre face au Bénin, Regragui a affirmé être le meilleur coach que le onze national ait jamais connu en termes de statistiques. Une phrase qui n’a pas trouvé écho chez plusieurs experts et observateurs du ballon rond national. Surtout qu’elle laissait apparaître un semblant d’arrogance qui nous rappelle un certain coach dont la condescendance lui a valu son limogeage.
Il s’agit évidemment de Vahid Halilhodzic qui, comme son successeur, réalisait de bons résultats. Alors qu’il avait qualifié le Maroc au Mondial 2022 en finissant premier de son groupe, Halilhodzic a été congédié par la FRMF à moins de 3 mois de la compétition qui s’est déroulée au Qatar.
Depuis le coup de sifflet final du match contre le Bénin, les réseaux sociaux sont inondés d’appels au licenciement de Regragui. Nombreux sont ceux qui estiment que le sélectionneur national a atteint ses limites tactiques ne proposant qu’une pâle version de ce que les Lions de l’Atlas peuvent offrir comme spectacle. D’autres expliquent qu’il devait laisser sa place depuis son échec lors de la dernière CAN. La sélection marocaine avait, pour rappel, quitté la compétition par la petite porte des huitièmes de finale contre l’Afrique du Sud (0-2).
Le Maroc s’apprête à accueillir la Coupe d’Afrique des nations 2025 sur son sol. Des millions de Marocains comptent sur cette CAN pour voir l’EN sacrée pour la première fois depuis 1976. Ainsi, plusieurs questions se posent: arrivera-t-on a réaliser cet exploit avec le style de jeu actuel? Face à de grandes sélections, à l’image de l’Egypte, l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie, les plans de jeu proposés par Regragui seront-ils suffisants?
Au vu des dernières performances des Lions de l’Atlas, ces craintes sont totalement légitimes, surtout que l’on jouera la CAN à domicile dans quelques mois seulement. Sommes-nous prêts? Certains avancent qu’il est toujours temps pour changer la donne et restructurer l’équipe nationale afin d’éviter un fiasco monumental à domicile.
Malgré ces craintes, rappelons que Regragui avait pris les rênes de la sélection 3 mois avant le Mondial et cela ne l’a pas empêché d’écrire l’histoire en atteignant les demi-finales.
