Climat: 2024, année de tous les extrêmes au Maroc (rapport annuel de la DGM)

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températures extrêmes
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L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée au Maroc avec une anomalie nationale de +1,49 °C, largement supérieure à la moyenne mondiale de +0,67 °C, révèle le dernier rapport de la Direction générale de la météorologie présenté ce vendredi à Rabat.

La Direction générale de la météorologie (DGM) a publié ce vendredi son rapport annuel sur l’état du climat au Maroc en 2024. Il ressort de cette 5e édition du rapport que l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée au Maroc avec une anomalie nationale de +1,49 °C, largement supérieure à la moyenne mondiale (+0,67 °C).

Tous les mois de l’année dernière, à l’exception de juin et septembre, ont ainsi été plus chauds que leurs normales, avec des records mensuels battus en janvier (+4,08 °C) et novembre (+3,23 °C), élabore le rapport, ajoutant que «les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début du siècle dernier».

La pluviométrie a été également très impactée au Maroc en 2024. Le rapport de la DGM fait état d’un déficit pluviométrique de 46,6% au titre de l’année hydrologique 2023-2024, ce qui en fait la plus sèche depuis plus de 60 ans dans le Royaume.

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L’année civile 2024 a également enregistré un déficit moyen national de -24,7%, marquant la 6e année consécutive de sécheresse. Et les conséquences sont palpables: «La campagne agricole 2023-2024 a été particulièrement critique, avec des précipitations tardives et irrégulières, limitant la croissance des cultures et aggravant le stress hydrique», relève le rapport.

Par exemple, la production céréalière nationale a chuté de 43 %, reflet direct des conditions climatiques défavorables.

L’année 2024 a aussi été marquée par plusieurs vagues de chaleur entre janvier et août. Le pic a été atteint en juillet à Beni Mellal avec 47,7 °C, en plus d’une chaleur printanière exceptionnelle en avril avec 41,7 °C enregistré à Laâyoune. A l’inverse, le minimum de température a été enregistré à Ifrane le 31 décembre 2024 avec -6,3 °C.

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L’année dernière a par ailleurs connu plusieurs épisodes de pluies intenses, lesquelles ont provoqué des inondations dévastatrices, notamment au mois de septembre à Tata. Elles ont néanmoins permis la réapparition du lac Iriqui dans le Sud-Est, note le rapport.

Présidant la cérémonie de présentation, le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, a souligné l’importance de ce rapport comme outil d’aide à la décision, à la croisée des enjeux hydriques, agricoles et socio-économiques, appelant à une action collective pour renforcer les stratégies d’adaptation.

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