Espagne: un Marocain perd la nationalité après 20 ans car il ne sait ni lire ni écrire l’espagnol

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Marocain, Espagne, nationalité,
Ce Marocain, père de trois enfants et d'un emploi, vivant en Espagne depuis plus de 20 ans, perd sa nationalité car il ne sait ni lire ni écrire l'espagnol. DR

Etabli en Espagne depuis plus de vingt ans, un Marocain, père de trois enfants, s’est vu retirer sa nationalité espagnole car il ne sait ni lire ni écrire l’espagnol. 

Un Marocain résidant en Espagne depuis plus de vingt ans, et ayant un emploi stable, s’est vu retirer sa nationalité espagnole car il ne sait ni lire ni écrire l’espagnol, rapporte Noticias Trabajo, site d’information sur l’emploi en Espagne. Malgré sa stabilité familiale et professionnelle, la justice espagnole ont estimé que l’intéressé ne remplissait pas les critères d’intégration requis par la loi.

Selon la décision de la Chambre du Contentieux-Administratif de l’Audiencia Nacional, le demandeur — marié, père de trois enfants et inscrit au registre municipal de Tarragone depuis l’an 2000 — n’a pas démontré une connaissance suffisante de la langue et de la culture espagnoles. Le tribunal a notamment souligné son échec à l’examen de connsaissances constitutionnelles et socioculturelles d’Espagne (CCSE-Conocimientos Constitucionales y Socioculturales de España), exigé pour l’obtention de la nationalité par résidence, explique Infobae.

Lire aussi. Espagne: les Marocains survolent le classement des naturalisations en 2024

L’homme vivait et travaillait en Espagne depuis plus de deux décennie et il s’est pleinement intégré dans la vie quotidienne et professionnelle du pays. Il parlait courament en espagnol avec ses interloculteurs. Et s’il ne sait pas écrire, ni lire en Espagnol, ce Marocain n’était pas analphabèle, mais écrivait et lisait l’arabe. En plus, des rapports de la police et de la Guardia Civil avaient jugé son degré d’intégration positif, soulignant sa participation à la vie sociale ainsi que l’absence de casier judiciaire.

La perte de sa nationalité espagnole, obtenue il y a plusieurs années, représente un coup dur pour cet homme et sa famille, remettant en question la sécurité de leur statut en Espagne après une si longue période de résidence et d’établissement.

Catte affaire rappelle celle d’un autre un ressortissant marocain qui n’avait pas pu prêter serment de fidélité au roi d’Espagne, faute de compréhension du texte en castillan. Le tribunal avait alors annulé la procédure de naturalisation, invoquant l’article 22.4 du Code civil espagnol, qui exige «une bonne conduite civique et un degré suffisant d’intégration».

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