Le déficit budgétaire devrait s'inscrire en allègement en 2024 atteignant près de 4,5% du PIB,…
Maroc: le déficit budgétaire prévu à 3,6 % du PIB en 2025, selon le HCP
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Le déficit budgétaire du Maroc devrait poursuivre sa trajectoire de réduction pour s’établir à 3,6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, avant de se stabiliser à 3,4 % en 2026, selon les projections du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Ce repli s’explique par un environnement économique plus favorable, porté notamment par une amélioration attendue dans le secteur agricole et la résilience de la demande intérieure. Le HCP souligne également l’impact positif des mesures prévues dans la loi de finances, en particulier en matière de mobilisation des recettes.
Recettes fiscales en hausse constante
Les recettes fiscales devraient se maintenir autour de 19,3 % du PIB en 2025 et 19,4 % en 2026, grâce à la bonne tenue des impôts directs (8,8 % du PIB) et des impôts indirects (8,1 % du PIB).
Les recettes non fiscales connaîtraient également une progression, notamment via les dividendes des entreprises publiques et l’exploitation de mécanismes innovants de financement.
Au total, les recettes ordinaires atteindraient environ 23,7 % du PIB en 2025 et 2026, après 23,3 % en 2024.
Des dépenses toujours soutenues, l’investissement reste prioritaire
En parallèle, les dépenses globales de l’État continueraient d’évoluer à la hausse, atteignant 27,8 % du PIB en 2025 puis 27,3 % en 2026.
Les dépenses ordinaires seraient dominées par la progression des charges de fonctionnement (personnel, transferts, services publics), représentant 21,1 % du PIB en 2025 et 20,7 % en 2026.
En particulier, les dépenses de biens et services continueraient d’augmenter, atteignant 17,5 % puis 17,3 % du PIB, tandis que les dépenses de compensation, allégées par la baisse des prix des matières premières, reculeraient à 1 % du PIB en 2025 et 0,9 % en 2026.
Le HCP prévoit que les dépenses d’investissement public se maintiendront à un niveau élevé, estimées à 6,8 % du PIB en 2025 et 6,6 % en 2026, en phase avec les projets d’infrastructures stratégiques et les objectifs de croissance soutenue.
