Donald Trump a de nouveau évoqué mercredi sur les réseaux sociaux l'idée de faire du…
La cheffe du renseignement américain accuse Obama de « coup d’État » contre Trump
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La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a provoqué une onde de choc à Washington en accusant publiquement l’administration de Barack Obama d’avoir orchestré un «coup d’État» contre Donald Trump à la suite de son élection en 2016.
Dans une série de publications sur X (ancien Twitter) et lors d’interventions médiatiques, Gabbard affirme que des hauts responsables de l’époque auraient « fabriqué et politisé des renseignements » pour alimenter l’enquête du FBI sur une prétendue ingérence russe. Elle qualifie cette opération de « conspiration traîtresse » visant à discréditer Trump et à saper la volonté du peuple américain.
Parmi les personnalités citées figurent James Clapper (ex-DNI), John Brennan (ex-CIA), Susan Rice (ex-conseillère à la sécurité nationale), John Kerry (ex-secrétaire d’État), Andrew McCabe (ex-directeur adjoint du FBI), et Barack Obama lui-même. Gabbard affirme avoir déclassifié plusieurs documents qu’elle juge accablants et les avoir transmis au ministère de la Justice pour d’éventuelles poursuites.
Les proches d’Obama scandalisés
Quelques heures après ses déclarations, l’affaire a fait la Une des médias et a enflammé les réseaux sociaux, ravivant les tensions partisanes entre républicains et démocrates.
Barack Obama n’a pas encore réagi publiquement à ces allégations. Cependant, des proches de son administration ont rapidement rejeté ces accusations. Le sénateur Mark Warner, membre influent du Comité du renseignement, a déclaré au journal The Hill qu’il s’agissait d’une «tentative de falsification des faits» et d’un «montage politique dangereux».
En revanche, l’heure est à la jubilation du côté des républicains, qui ont majoritairement salué les déclarations de la directrice du renseignement national, y voyant une confirmation de leurs propres soupçons. L’élu du Texas Pat Fallon a jugé que «cela fait passer le scandale du Watergate pour de l’amateurisme». Le sénateur de l’Utah, Mike Lee, a lui affirmé que « le Russiagate était une attaque contre la République plus efficace que n’importe quelle ingérence étrangère ». D’autres figures comme Andy Biggs, Troy Nehls et Greg Steube ont appelé à des poursuites contre tous les responsables impliqués.
Their goal was to usurp President Trump and subvert the will of the American people.
No matter how powerful, every person involved in this conspiracy must be investigated and prosecuted to the fullest extent of the law. The integrity of our democratic republic depends on it.
We… pic.twitter.com/KJ7qrmMv0k
— DNI Tulsi Gabbard (@DNIGabbard) July 18, 2025
Cette adhésion républicaine contraste fortement avec la méfiance historique que le parti a parfois affichée envers les services de renseignement. Donald Trump, en particulier, a régulièrement exprimé son scepticisme envers ces mêmes agences, notamment lorsque leurs conclusions allaient à l’encontre de ses propres récits ou desservaient ses intérêts politiques.
L’actuel président américain a souvent qualifié le renseignement américain de « profondément politisé » et d’avoir été utilisé pour « nuire à sa présidence », surtout lorsque des rapports faisaient état d’ingérences étrangères favorables à ses adversaires ou de manquements de sa propre administration.
Le tout-Washington se souvient sûrement de sa réaction au rapport des services de renseignement de 2017 sur l’ingérence russe, qu’il avait qualifié de « chasse aux sorcières » et de « canular ». Il avait alors publiquement remis en question les évaluations de ses propres agences, allant parfois jusqu’à accorder plus de crédit aux dénégations russes qu’aux conclusions unanimes de la CIA, du FBI et de la NSA. « Je ne crois pas ce rapport sur la Russie. C’est un mensonge. Ils ont fait ça pour me nuire », avait-il déclaré lors d’un rassemblement en 2018.
