La Cour correctionnelle de première instance de Berrechid a décidé, lundi 23 juin, de reporter…
Accident de Ghita : la justice ordonne une expertise neurologique, la défense réclame la requalification des charges
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Le tribunal de première instance de Berrechid a décidé mercredi soir de soumettre la petite Ghita, victime d’un grave accident sur la plage de Sidi Rahal, à une expertise médicale spécialisée en neurologie, afin d’évaluer l’étendue des séquelles. La défense de la victime a demandé la requalification des faits, estimant que les poursuites actuelles ne reflètent pas la gravité de l’acte commis.
Lors de l’audience tenue mercredi, le tribunal de Berrechid a ordonné une expertise médicale spécialisée en neurologie et chirurgie du cerveau pour la petite Ghita, violemment percutée par un 4×4 transportant un jet-ski sur la plage de Sidi Rahal.
Cette décision intervient à la suite d’une requête des avocats de la victime, qui ont réclamé une expertise judiciaire permettant de déterminer avec précision les dommages subis, en particulier les lésions cérébrales et les troubles urinaires involontaires dont souffre actuellement l’enfant, en attente d’une intervention chirurgicale en Italie.
Demande de requalification des faits
La défense a insisté pour que l’affaire ne soit pas considérée comme une simple blessure involontaire, mais comme un acte criminel grave, soulignant que le drame s’est déroulé sur une plage protégée par la loi sur le littoral (loi 81.12), et non sur une voie publique.
Les avocats estiment que la conduite du véhicule sur le sable, combinée à l’absence de permis pour tracter une remorque de jet-ski, prouve l’existence d’une négligence grave, voire d’un dessein criminel. Selon eux, le lieu et les circonstances du drame imposent une requalification juridique des faits.
Plaidoirie de la défense du conducteur
L’avocat du conducteur a de son côté plaidé l’accident involontaire, parlant d’un acte relevant du destin, et non d’une intention criminelle. Il a souligné que son client n’a pas fui les lieux et a lui-même transporté la fillette à la clinique, preuve de sa bonne foi.
Il a également réfuté toute volonté de dissimulation de preuves ou de préméditation, demandant à la cour l’acquittement ou, à défaut, des circonstances atténuantes, évoquant un jeune homme sans antécédents, titulaire d’un permis de conduire valide et d’un véhicule assuré.
Selon la défense, aucune signalisation n’interdisait l’accès à la plage aux véhicules, relevant ainsi une part de responsabilité de la commune.
L’affaire a été renvoyée au lundi 28 juillet, en attendant les conclusions de l’expertise médicale qui seront déterminantes pour statuer sur la nature des séquelles subies et évaluer la qualification juridique définitive des faits.
Vague de solidarité avec Ghita
Rappelons que le drame Ghita, une fillette de 4 ans, a pris une ampleur nationale. Malgré sa sortie de l’hôpital le 22 juin dans un état fragile, l’émotion est restée immense.
Les faits se sont produits lors d’une sortie familiale sur la plage. Un véhicule 4×4 tractant une motomarine (jet-ski) a foncé dans une zone réservée aux baigneurs, percutant de plein fouet la fillette. Le choc a causé des lésions graves à la tête, une fracture de la mâchoire et des blessures multiples sur tout le corps.
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L’enfant a été immédiatement transférée en soins intensifs à Casablanca, où elle a subi une intervention chirurgicale délicate.
Le drame a provoqué une immense émotion au Maroc. Le hashtag #العدالة_لغيثة (#Justice_pour_Ghita) a été massivement relayé sur X, Instagram et Facebook. Les internautes dénoncent une absence de régulation sur les plages, et appellent à des sanctions exemplaires, quel que soit le profil du conducteur.
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L’affaire Ghita n’est plus un fait divers, c’est une alerte citoyenne sur la sécurité des plages marocaines, la circulation des véhicules motorisés, et le manque de contrôle des autorités locales.
Nombreux sont ceux qui demandent aujourd’hui un cadre réglementaire strict et une réforme urgente pour éviter d’autres tragédies similaires.
