À l’occasion de la fête du Trône, la région Casablanca-Settat a inauguré, jeudi 24 juillet,…
Fermeture de la gare Ouled Ziane à Casablanca: durée, budget, alternative… Ce qu’il faut savoir
Publié le
La gare routière Oulad Ziane, à Casablanca, a fermé ses portes le 23 juillet. La raison: des travaux de réhabilitations qui se dérouleront en deux grandes phases. Explications.
La fermeture de la gare routière d’Oulad Ziane mercredi dernier a pris de court de nombreux commerçants, courtiers et passagers. Pourtant, cette fermeture intervient dans le cadre du lancement des travaux de réhabilitation, annoncés depuis plusieurs mois lors des sessions du Conseil de la ville de Casablanca.
«Il ne s’agit pas d’une fermeture soudaine comme certains le prétendent. Tous les professionnels ont été avisés, et le projet a été annoncé depuis longtemps», souligne le vice-président du Conseil communal de Casablanca, Ahmed Afilal, au micro de H24Info.
Selon l’élu, ces travaux étaient devenus indispensables pour redonner un nouveau souffle à cette infrastructure, longtemps considérée comme un point noir de la ville en raison de ses nombreux dysfonctionnements.
Le chantier se déroulera en deux grandes phases. «Une première, d’une durée de 8 mois, concernera la grande esplanade où stationnent les autocars. La seconde phase, portant sur l’intérieur de la gare, s’étendra sur 10 mois», détaille notre interlocuteur.
Lire aussi: Casablanca consacre 52 millions DH pour la réhabilitation de la gare Oulad Ziane
L’objectif, selon la même source, est une réhabilitation complète et une modernisation de la gare. «Nous avons alloué un budget de 80 millions de dirhams. Le financement est réparti entre le ministère de l’Intérieur, le Conseil de la ville et le Conseil préfectoral de Casablanca», précise Afilal.
Du côté des professionnels, Mohamed Mitali, président du Syndicat de l’Union des fédérations nationales des chauffeurs et professionnels du transport au Maroc, reconnaît que la gare nécessitait effectivement une mise à niveau.
Toutefois, il appelle à une approche plus ambitieuse: «Il faut aller au-delà de la simple réhabilitation. Casablanca a besoin d’une infrastructure à la hauteur de sa croissance et de ses besoins en matière de mobilité.»
Le responsable syndical déplore, par ailleurs, la situation de nombreux courtiers, désormais sans emploi du jour au lendemain. «Ces derniers exerçaient dans cette gare depuis des années et n’ont pas été suffisamment accompagnés dans cette transition.»
Comme alternative pour les voyageurs, un bureau modulaire a été installé dans un espace dédié pour la vente des tickets, nous a confirmé Yassir Menyar, vice-président de la Fédération nationale du transport routier.
